Procès-verbal du clergé, p
308 ÉTATS ET NOTABLES, i614-i626
vers le rommencement de février, il s'était mis d'accord avec elle, et le 17 il demanda au tiers de convenir d'une vingtaine d'articles qu'ils détacheraient et « sur la réponse desquels les trois ordres feroient perpétuelle instance ». La discussion fut longue dans le sein du tiers, elle montre à nu toutes les objections, toutes les craintes qui firent la stérilité des états. Le clergé et la noblesse risquaient d'être d'accord : cela seul épouvantait le tiers ; mieux valait un avortement général qu'une victoire partielle, en commun; il fut entendu qu'on refuserait sous le prétexte que le temps manquait *.
Le clergé et la noblesse parvinrent-ils du moins à se mettre d'accord? Nous en doutons; en tête du cahier de la noblesse figurent vingt-trois articles généraux, mais ils sont médiocrement rédigés, sans suite et sans unité. Le clergé avait d'autres vues et un style plus ferme.
F/offort du clergé porta sur deux points : non seulement il recommanda à l'cvéque de Luçon d'insister dans sa harangue sur un certain nombre de questions d'une importance spéciale, mais il dressa une série de doléances générales qui résumait toutes ses plainte^^ sous ce titre : « Articles extraits du cahier général que Vostre Majesté est très humblement suppliée vouloir premièrement respondre * ». Si le clergé avait obtenu une action commune, le pouvoir des Etals ex^i été irrésistible.
En rapprochant du récit complet de la session les