‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 145 sur 208 · Procès-verbal du clergé, p · texte numérisé non relu

Procès-verbal du clergé, p

310 ÉTATS ET NOTABLES, 16i4-i626

après, se repentant de cette concession, elle la retirait *.

Quand on sut que le roi refusait aux États de se tenir réunis pendant la réponse aux cahiers, les députés se désintéressèrent entièrement de la composition du conseil privé : ils sentaient leur impuissance.

En résumé, les trois ordres firent des efforts sérieux pour rendre fécondes leurs délibérations; le clergé mit au service de ce dessein un esprit plus politique que les autres ordres; si les trois chambres étaient tombées d'accord sur un petit nombre de questions, leur union eût assuré leur triomphe. Les rivalités firent échouer une tentative qui eût pu changer le cours de Thistoire.

Si Ion se borne à l'étude des doléances, les députés semblent n'avoir eu une très haute idée ni de leur mission, ni de leurs droits. Quelques cahiers particuliers demandaient timidement que les États lussent réunis au début de chaque règne *. Seul, le tiers sollicite une réunion décennale des États (T. 0), et c'est à peine si cette demande, qui occupe deux lignes du cahier, appelle une observation du rédacteur du procès-verbal annonçant que ce vœu a été voté « afin qu'à l'avenir Sa Majesté et ses successeurs pussent être aisément, sans llatterie et sans dissimulation, instruits des nécessités publiques et plaintes libres de son peuple contre les plus puissants, soit ecclésiastiques, ou officiers et ministres du gouvernement ^ ».

La noblesse n'a que deux fois occasion, dans le cours du cahier, d'exprimer son sentiment à Tégard

Page 1