IV
roi dans les conditions où la proposition lui et faite. Les deux autres ordres, liés par les présents roi d'Espagne ou les menées des Lorrains, n'osère se prononcer nettement.
Durant la première partie de juillet, se produii le dernier effort des Espagnols et de Mayenne. L agents du Roi Catholique, revenus de la stupeur qi leur avait causée l'arrêt, se déterminèrent à modifi leurs propositions en offrant d'accepter le duc i Guise comme mari de l'infante. Six mois plus tôt, projet eût réuni de grandes chances. A cette époqi] il était irréalisable. Mayenne, de plus en plus m content des Espagnols, chercha à feindre : il ne so haitait pas l'élévation de son neveu, mais ne voul mécontenter personne ; il s'appuya sur les États po battre les Espagnols, sans se trouver assez fort po s^en servir dans le sens de ses propres intérêts^ Enfl le 4 juillet, les États déclarèrent « qu'il seroit n seulement hors de propos, mais périlleux pour religion et pour le royaume de faire élection d'u royauté, dans un temps où la Ligue est si peu for fiée d'hommes et de moyens ^ ».
En présence de cette accablante manifestation, 1 Espagnols étaient impuissants ; ils avaient alors p de ressources et une armée qui comptait à pe: 4000 hommes. Cette faiblesse trop visible enle^ aux ambassadeurs une part notable de leur influen Elle s'anéantit entièrement dans ce croisement d' trigues qui les enveloppaient d'un inextricable rése Dès qu'un candidat réunissait quelques chances était assailli par les demandes de seigneurs am tieux qui voulaient se partager la France et recon tuer au profit de leurs maisons des royautés indép
i. Registre du tiers, p. 301.