‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 74 sur 208 · ARTICLES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

ARTICLES GÉNÉRAUX

auraient sollicitées avec Tau lorité d'une opinion unaiiiiïie. Autrement, disait fort bien l'éveque de Beauvaîs *, chargé par le clergé de soutenir cette proposition, les cahiers sont remis dans la séance de clôture : l'assemblée touclie à sa fin, le pouvoir libre expire et « en môme temps cesse la crainte que conçoit la cour d'offenser une assemblée qui parle et propose au nom de toute la France ' ». Aucune discussion n'était plus digne des députés : ils tenaient entre ^®Urs mains le bâton magique à Taide duquel leurs Pi*încipaux vœux eussent été couronnés de succès. S^lon ce qu'ils allaient décider, le sort de la session *^ trouverait fixé. Ils n'avaient qu'à s'unir franchement et à marcher résolument dans la voie qui leur ^^ait ouverte, grâce â l'esprit politique du clergé, **Ompu à la tactique des assemblées, par les fréquentes ■^^unions que cet ordre avait tenues depuis vingt ans. ^€ triomphe était certain : du côté de la royauté, ^Xicune force n'était préparée pour la résistance. Mal- *Xeureusement il fallait de l'rnergie et du désintéressement : ces deux qualités firent également défaut ^ux membres du tiers état.

Cette proposition avait occupé deux séances dans Xa chambre du clergé; les cardinaux de Sourdis ^, du Perron et de la Rochefoucauld * avaient pris part à la discussion en rappelant la longue histoire des sessions stériles, et en soutenant énergiquement le système qui avait prévalu dans leur ordre.

1. Potier de Blancmesnil, fils du président de ce nom, appartenait à une vieille famille parlementaire.

Page 1