Assemblcp dcx notables..., p. 163 et
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doux années ', aux marchands furains daccuniider le lilé dans des greniers *; elle décida que les marchands en gros devraient faire inscrire leurs noms sur des registres spéciaux mentionnant la quantité de grains (lu'ils tenaient en réserve ^ Enfin elle interdit aux marchands d'acheter le « bleil en verd * ».
Parmi les fraudes qui étaient le plus redoutées, nous trouvons les manœuvres des marchands qui allaient au-devant des denrées destinées à l'approvisionnement d'une ville pour les acheter avant que la concurrence eût lixé leur valeur réelle. Le tiers réclamait en ce cas la confiscation des marchandises '. Il l'obtint pour le commerce des blés (art. 424).
Les foires avaient été multipliées depuis quelques années. Elles amenaient à leur suite un faisceau de privilèges qui devaient constituer dans l'avenir le droit commun''. Ces rendez-vous commerciaux avaient fait pénétrer peu à peu dans les esprits les résultats féconds de la liberté du commerce. Aussi les foires jouissaient-elles d'une popularité générale : chaque ville demandait pour les siennes de nouveaux privilèges et s'efforçait d'attirer, par l'abolition de quelque incommode péage, un surcroit de prospérité dans ses murs (T. G-4G à t>48). Pendant que le tiers état réclamait la suppression ou du moins la modération des taxes, les gentilshommes qui avaient reçu du roi comme récompense l'autorisation de percevoir quelque droit sur les marchandises d'une foire protes-
1. AssemhU'c des notables..., p. 165, article des grains, § 6. — Ord., art. 420.