‹ Histoire des États-Généraux (volume 4)Chapitre 22 sur 134 · COMMERCE EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

COMMERCE EXTÉRIEUR

plaintos les plus vives (T. (!(»()i. 'Poiitofois il s'i'-couhi bien <l<'s aniiri's avant (jue ci: droit iniqiii' IVil ahoii.

Kn KilT, 1rs notables insistèrent. (U\ Iciii- |)iiip()sa d'inlordire rarniemeiit en course, les eûtes et les mers voisines étant le tliéàtre de luttes incessantes qui enipècbaient le commerce. L'assemblée ne se borna pas à ap[)rouver ce projet : elle prit l'initiative d'une pr<iposition tendant à « l'entretien dans tous les ports et liavres du royaimie de vaisseaux de guerre garde-côtes en nombre suflisant ». C'était la pensée encore timide, mais suffisamment exprimée, d'une flotte défensive destinée à faire la police des mers '.

Députés, notables, officiers du roi, commerçants, tous projetaient à cette époque la création d'une marine; mais il fallut attendre Richelieu pour l'exécution. Kn 10:26. le cardinal sut se servir de l'assemblée des n(jtables afin de réaliser ses grands desseins, il venait d'être nommé depuis peu grand maître et surintendant de la navigation ^ ; il n'Iiésita pas à poser nidtemeiit la question aux notables: « Le roy devoitil soutlVir les injures, violences et déprédati(jns qui sont tous les jours faites à ses sujets par les étrangers, ou, pour s'en garantir, ne doit-il pas à l'avenir entretenir perpétuellement une flotte ^? » A l'appui de cette proposition, un état était remis à l'assemblée : la Hotte devait comprendre 45 vaisseaux dont l'entretien coûterait 1 :2()0 000 livres *. Après une délibération approfondie, les notables approuvèrent le projet du cardinal : rappelant la situation lamentable

Page 1