‹ Histoire des États-Généraux (volume 4)Chapitre 27 sur 134 · Anr. lois franr., XVI · texte numérisé non relu

Anr. lois franr., XVI

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.lu'im pi'cinifM" pas dans une voie nduvollc l/nri|(»nnance de 1():21) lit une distinction absolue enlic le petit et le ,nrau(l commerce. Tandis (pTelle faisait rentrer dans la classe des laillaldes tous les ,u;t'nlilsliommes faisant la banque et \o connuerce (T. i(»'J; Ord. 198), elle contenait au sujet du (Commerce maritime l'article suivant : « Pour convier nos subjeets, disait l'article 4o:2, de queUiue qualité et condition qu'ils soient. de s'addonner au commerce et traffic par mer, et faire cognoistre que nostre intention est de relever et faire hoiioi-er crux (pii s'y occuperont; nous ordonnons ([ue tous i:,entilshommes ([ui, par eux ou par personnes interposées, entreront en part et société dans les vaisseaux, denrées et marcbandises d'iceux, ne dérogeront point à noblesse, sans toutesfois pouvoir vendre en détail. » Ainsi un diMiouelié était olferl à laclivilé de la noblesse.

Richelieu ne voulait pas i-uiner la noblesse ni la détruire ; ses actes comme ministre, aussi bien que son testament, démentent cette politique que lui ont prêtée certains historiens jugeant sa conduite à travers les passions modernes. Le cardinal entendait mettre les grands seigneurs dans l'impossibilité de nuire : il voulait, suivant leur altitude, les réconcilier avec la royauli' ou les forcer à s'incliner devant elle. Sous Henri IV. le maréchal de Biron n'avait pas été le seul k tramer des compUjts : autour du prince de Condé s'étaient réunis en 1014 un grand nond)re de seigneurs prêts à lever, comme sous toutes les minorités, l'étendard de l'indépendance. Les députés du tiers arrivèrent à Paris, heureux de la paix récemment signée, mais persuadés <[ue si de nouveaux Ironbb^s devaient bouleverser la France, les nobles en seraient les auteurs ou tout au moins les points d'appui.

(lliarics VII avait, deux siècles auparavant, réservé

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au rdi soûl, le droit ilo lovor et irpiitretonir une année ; il avait ainsi frappé au cuMir l'autinili' du possesseur de liel", habitué à jouir d'une souveraineté locale jadi> absolue. Cette œuvre n'était pas achevée. Les gens de guerre avaient disparu, mais le château féodal était enc(U'e dehoid, |)ouvant abriter d'un instant à l'autre quelque irarnison, e(unuiandant la Ciuitrée tout entière par sa situation élevée, et prêt à devenir le centre et le point d'appui d'une résistance fatale aux campagnes en viii muantes. Pour la royauté comme pour les gens du tiers état, les châteaux forts étaient la cause d'une jierpétuelle inquiétude : pour le prince, c'était une menace; pour les sujets, le signe toujoui-s alannanl d'une odieuse servitude.

Aux premiers États de Blois, le tiers état et le clergé avaient demandé que toutes les citadelles et forteresses créées depuis les troubles fussent impitoyablement rasées (C. :229; T. ;293). En 1588, le clergé avait été seul à renouveler ce vœu iG. 1-41). i-epi-oduil dix ans plus tard par les notables '.

En Kii'i, le tiers étal se chargea d'exprinuM* les doléances de la nation. « (Jue tous les chasteaux et forteresses, dit-il, appartenans tant au roi qu'autres (|ui ne sont sur les frontières, soient razées et démolies, sans que celles qui ont esté démolies puissent estre restablies, ni les capitaines des forteresses et citadelles qui ne seront razées, se puissent attribuer aucun pouvoir dans les villes, ni de prendre ((ludité de gouverneur, ni icelles fortifier de nouveau, et que toutes commissions décernées, mesmedeYostre Majesté, pour la forlitication desdites places soient révoquées, et qu'il soit ordonné qu'aux chasteaux appartenans aux princes, seiiiiieurs et gentilsh(juimes, n'y puissent estre, à

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