‹ Histoire des États-Généraux (volume 4)Chapitre 32 sur 134 · I. l'roccs-vcrljal liii liergc, -21 janvier, ii. iiSS · texte numérisé non relu

I. l'roccs-vcrljal liii liergc, -21 janvier, ii. iiSS

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et oflices dont seront poiirvcus les dt-linquants seront vacants et impétrables ». Ainsi l'accord était complet.

Un seul vœu n'est pas admis, c'est celui aux termes (luquel le tiei's no crai,i,Miait pas do demander que « le Itruil commun fiU tenu pour preuve, non seuhîmont pour décréter, mais aussi pour condamner » (T. I801. Voilà ius(iu'oii peut entraîner la passion quand le léiiislaleur n'assigne à la loi criminelle d'autre but que d'intimider '.

Le succès no justitia pas ces mesures; leur excès même les rendit inapplicables, et les rémissions, facilement aocordées, leur enlevèrent toute efficacité. Quand Rielielieu arriva au pouvoir, « les duels étoient devenus si communs, que les rues commcnçoient à servir de champ de combat et, comme si le jour n'étoit pas assez long pour exercer leur furie, ils se battoient à la faveur des astres ou à la lumière des llambeaux qui leur servoient d'un funeste soleil - ». Le cardinal vit bientôt que le seul remède serait d'établir une exacte proportion entre le crime et la peine. Ce fut l'édit de i()2() qui donna à la législation ce caractère d'équité sévère qui peut seul faire impression sur les hommes et retenir leurs passions. « Ce n'est point la rigueur des supplices, c'est la certitude de la punition (jui prévient le plus sûrement les crimes ^. » Richelieu était trop pénétré de cette vérité pour hésiter un instant à sévir contre les coupables.

Dans l'année ipii suivit cet édit, le comte de Mont-

i. 11 faut lire les articles 183 à 191 proposant une série de peines destinées à atteindre la mémoire des cou|jables, leur famille et leur fortune pour se faire une idée de l'ardeur du tiers état. Richelieu, que la postérité a trouvé sévère, n'a pas poussé la répression aussi loin que le demandait le tiers en 1614.

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