‹ Histoire des États-Généraux (volume 4)Chapitre 38 sur 134 · Ass. des no(., p. o4. Ord. 2(14, 2S · texte numérisé non relu

Ass. des no(., p. o4. Ord. 2(14, 2S

■2. 1(1., p. '6\. Ord. 18.3.

•J. Jd., p. .jt), .".T. Ord. 20:5.

ORGANISATION MILITAIRK 107

tjue les députés tenteront au point <li' vur de l.i discipline.

Les déplacements de troupes et leur niarehe à travers le pays avaient été signalés à toutes les époques comme le fléau des campagnes; les paysans en étaient arrivés à redouter le passage en temps de paix d'un régiment français presque aussi vivement que l'incursion dune bande ennemie.

En l(il4, le tiers réclame de n(juveau que « les règlements pour la conduite des gens de guerre soient lidélcment observés ». Il demande, en des termes nécessaires à citer, qu' « il ne soit loisible à aucunes troupes, soit de cheval ou de pied, d'aller par la campagne sans un commissaire ou conlrolleur, Iccpiel avec le chef qui commandera à la troupe enipesclieront les désordres qui se pourroient commettre, tant es vivres que logemens. mettant taxe raisonnable ausdits vivres, selon la commodité des lieux, faisant payer suivant la taxe, ce qui sera bailh' par les hostes ausdits gens de guerre, lesquels seront logez de proche en proche, sans que lesdites compagnies puissent tout au plus séjourner en un lieu (ju'un jour. Ausquclles sera très expressément défendu de prendre aucuns chevaux, charettes. jumens, bœufs et autre bestial, pour faire porter leur bagage, à peine de la vie. Et respondront lesdits chefs, commissaires et controlleurs, des désordres ([ui seront faits par lesdites troupes, et pourront pour raison de ce estre poursuivis par devant les juges royaux du lieu où les exceds auront esté commis, suivant l'ordonnance. » (T. loti.)

L'article du tiers semble le résumé le plus fidèle du règlement (jui devait émaner douze ans plus tard de l'assemblée de iCrll. Les routes militaires furent déterminées dans un règlement préparé par les gou-

108 KTAÏS ET NOTABLKS, I614-ir>2(;

venit'urs sin- l'avis dos baillis '. Les i-égiiiieiils devaient se sui\ II' à une journée de dislance, à (;ause des vivres et de la discipline ^ Les capitaines ('laient forcés d'accoinpa^i'ner les tronpcs en marche et répondaient de leurs désordres '. Les prévôts des maréchaux allant au-devant des régiments les escorlaieni sur toute l'étendue de leur territoire et ne les (piiltaient qu'après les avoir remis au prévôt du territoire voisin *. Les commissaires ne devaient pas quitter un seul jour les régiments en marche ^. Il était défendu aux troupes de faire halte en un village plus d'une nuit; il leur était seulement accordé api'ès quatre jours de marche une journée entière de repos ^.

« Et parce qu'il arrive d'ordinaire, disait le règlement approuvé par les notables. (|ue les soldats, pour faire plus commodément la picorée, marchent devant ou après la compagnie, il sera delfendu à tous soldats, sur peine de l'estrapade, de (juitter le drapeau en marchant, et de sortir du quartier estant logez, comme de prendre aucun argent ny vivres chez le paysan, soit en marchant ou estant logez, sur peine de la vie. » (P. 50). L'oi'donnance promulgue cette disposition dans les termes où elle avait été arrêtée {"ICyQ). Pendant que les troupes font halte à l'entrée des villages, les officiers et les habitants choisissent d'accord les logements, « dans les quartiers où il y a le plus de couvert, afin de loger toute une compagnie s'il se peut en deux ou trois logis ». Les maréchaux des logis et les échevins ne doivent exempter per-

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