‹ Histoire des États-Généraux (volume 4)Chapitre 5 sur 134 · EN 1()I · texte numérisé non relu

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A ne prendre (jue la prcniitM-u impression produite [lar les cahiers (pii traitèrent aux États de Paris de la insli(M> et de la li't^islation. on sorait tenté de ne voir dans les etlorls des députés de ICtlA (ju'une simple répétition des tentatives accomplies en loGO et en lo76. Rien ne serait moins exact. Les mo'urs [)ubli- "lues, les idées jxénérales. le courant de l'opinion, tout ce qui modifie les voux et leur imprime un caractère particulier différaient profondément. Entre les derniers Valois expirant au milieu des passions de la Litruf et Henri IV tombant sous les coups d'un insensé, il n'y a en réalité ([ue viufft et un ans; pour l'histoire politique et morale de la natidii, il s'est écoulé plus d'un siècle. La France est sortie du chaos el <le la corruption : elle a laissé derrière elle les vieilles questions et franchi les obstacles qui la séparaient encore du monde moderne. Elle y est entrée de plain-pied avec le dix-septième siècle et, sous la protection de Henri IV, elle a accompli, sans laisser de ruines et sans marquer sa route d'une tache sanglante, les plus grands progrès que la France ait dus ;i un souverain. Un prince, aussi habile politique que >a,ire administrateur, a introduit en vingt années, dans

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l'or^Miiisalion judiciaire, plus cucon' par liiitluence (les uniHirs; et le inuU de riionniHelé que par le chanj^einent des lois, la j)lupai-t des réforuics souhaitées par la nation. Aflirnierons-nous qu'il s'est directement inspiré des cahiers d'Orléans ou de Blois? Ce serait dépasser la mesure, mais les sentiments (jue les députés avaient exprimés avaient laissé de tels sounirs et rencontraient un tel écho dans le pays, les ordonnances qu'ils avaient directement produites renfermaient des dispositions tellement salutaires, que luut naturellement le roi se lit l'exécuteur ties vœux manifestés depuis trente ans par les Étals Généraux.

Aussi trouviins-udus à la uinrl lUi mi l'œuvre en partie achevée. Les députés demandent hien encore (juelques réformes; mais, avec le niveau de la moralité publique, leur idéal s'est élevé. Tel abus, inaperçu en 1588, est en 1014 au premier plan; tel autre auquel la modération vigilante de Henri IV avait porté remède avait reparu au lendemain de sa mort. Dans tous les pays où les garanties ne sont pas inscrites dans les lois et dans les mœurs, ce qui fait la valeur d'un règne, ce sont moins les institutions fjue le caractère même du souverain. Ferme et conciliant, libéral et énergique avec un merveilleux à-propos. Henri IV avait tout développé autour de lui et il avait eu l'art de faire supi^irter des abu> (|u"avant lui le désordre avait rendus intolérables.

Au premier rang, nous devons cili-r la vénalité des charges, dont nous avons parlé plus haut avec «pielques détails, (iràce à la surveillance exercée par les parlements, elle n'avait soulevé i\ue de rares protestations jus(|u'en Kilo, Sous Louis Xlli, elle se trouve au premier rang dos doléances; pour donner satisfaction aux Ktats, la vénalité est supprimi'e (jualreans

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