‹ Histoire des États-Généraux (volume 4)Chapitre 51 sur 134 · Ponloi^e, cahier de la noblesse, ail. \-2'K · texte numérisé non relu

Ponloi^e, cahier de la noblesse, ail. \-2'K

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146 RÉSUMKS gkni-:raux

cahier; lursque colle première upéralion élait terminée, il se tenail au chef-lieu thi hailUage une assemblée jiénérale dans la(|ueile les délégués des villages formaieal un nouveau cahier de Tensemble des doléances particulières. Dans ces réunions, on choisissait les députés dont le devoir étroit était de consacrer leurs efforts au triomphe des idées contenues dans le cahier : ils devaient le défendre en entier, et n'avaienl le droit de rien modifier sans l'autorisation de leurs commettants '. C'est ainsi qu'étaient remis aux élus les « mandats impératifs ». Arrivé dans le sein des fatals, chaque député avait donc un pouvoir absolument circonscrit par les limites mêmes des remontrances dont il était porteur. Si une nouvelle question surgissait tout à coup, l'embarras devenait extrême : ainsi, ([uand les députés, en arrivant à Orléans, apprirent la mort de François II, ils demandèrent d'une seule voix à retourner dans les bailliages pour connaître l'opinion de leurs mandataires sur la constitution d'un conseil de régence; de leur chef, ils ne pouvaient ni penser, ni agir : « faute de charge spéciale », ils auraient encouru « le désaveu ou le reproche de ceux qui les avoient députés * ».

Pour les opérations de l'assemblée, il y avait là une entrave qui conlriltua en maintes circonstances aux échecs des Etats. Dun autre côté, ce mandat imposait aux députés l'obligation absolue de poursuivre la satisfaction des vu'ux émanés des électeurs. Les membres des trois ordres et notamment ceux du tiers arrivaient généralement au lieu de rendez-vous avec un sentiment ardent de leur mission et une confiance sans l)ornes dans le succès. Tantôt les premières séan-

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