M. Giiizot, Histoire de la civilisation
liassionnrs, (|ui prcloïKlent tiivr (le;^ qiiercllos du pnssô la preuve de linipuissance de noli-e race. Loin de nous ces fleux excès : oui, il est inconleslable (|ue les États Généraux n'ont jamais été une institution régulière, dont le rôle dans la mnnarehie ait été ni lixe ni déterminé. Mais, si ces assemblées ont traversé notre liist((irt' comme île brillants météores, elles tint laissé des traces lumineuses, elles ont donné des impulsions fécondes; ainsi que ces étf)iles qui ont guidé dans la nuit les pasteurs de la Judée, elles ont été pLMulant trois siècles la consnlation des faibles et l'espérance des opprimés.
Indépendamment des éclaircissements que nous recueillons pour Ibisloire, n'y a-t-il pas encore quelque autre enseignement à tirer de cette longue suite dépreuves? Ces alternatives d'iuir nation s'éprenant tour à tour du pouvoir absolu et des idées de contrôle ne nous rappellent-elles pas d'autres vicissitudes plus chères à notre coMir et toujours présentes à notre pensée? La vue des souffrances et des combats d'un autre siècle ne console pas des maux présents, mais elle écarte le découragement qui en fait l'amertume. Ce que nous apprenons en interrogeant nos annales, c'est ([ue nous avons à supporter des maux et à surmonter des obstacles dont les générations passées ont plus dune fois triomphé. Voilà la grande leçon que nous donne l'histoire! Notre orgueil se iv>mplaît trop souvent à proclamer nos épreuves inouïes et nos déceptions incomparables. Vaine illusion de la faiblesse que nous donncms pour excuse à notre lâcheté! Nous voyons se reproduire sous des formes (|ui nous trompent la même série d'événements, le même retour de succès et de revers. Il est dans la destinée des nations de ne jamais suivre dans leur développement un cours absolument régulier : leur marche se ralentit