N. 1627, XII
époque ils devaient être prêts à partir. « Que tout gentilhomme, porte le cahier, au-dessus de quinze cents livres dç rente, sera obligé d'avoir un cheval de service, des armes complètes et de se rendre en état près des gouverneurs et sénéchaux, pour être par eux conduit où les commandements de Votre Majesté Tordonneront en une pressante nécessité; qu'à cet effet les gouverneurs des provinces, lieutenants généraux ou capitaines des places feront faire visite h ce qu'il n'y ait aucune contravention à cette ordonnance ^ »
La noblesse vouait ses enfants au métier des armes et dés leur plus jeune âge elle les confiait au roi ; elle lui demandait de se charger de ses fils et d'augmenter dans une large proportion le nombre des pages dont l'éducation appartiendrait au prince (N. 84).
A la suite de l'assemblée de 1626, la noblesse supplia le roi « de faire établir en chaque province des collèges militaires pour l'institution de la jeune noblesse, depuis la douzième année jusqu'à la dix-septième, dans lesquels les enfants des pauvres gentilshommes soient élevés en la connoissance de Dieu, nourris, entretenus et instruits aux lois et ordonnances de la guerre, aux exercices du corps, autant qu'il sera besoin pour l'usage d'un soldat, et que l'on y dresse leurs esprits selon la force et le talent qu'ils auront de la nature, aux parties des mathématiques servans à la guerre, à l'histoire lîiorale, et porteront lesdits collèges le nom de Votre Majesté sans que nul y puisse être reçu, soit pour chef ou gouverneur, que pour écolier, sinon par le choix et provision de Votre Majesté sur l'attestation de leur noblesse * ».
Ce vœu mériterait la plus entière approbation si le
1. Noblesse, 1627, art. XIU. États Généraux, t. XVIII, p. 300