‹ Histoire des États généraux (volume 5)Chapitre 30 sur 124 · IbJd., art. VII, p · texte numérisé non relu

IbJd., art. VII, p

même article ne contenait une demande tendant à supprimer les collèges dans lesquels les enfants de bourgeois allaient chercher l'instruction. « Et d'autant, disent les gentilshommes, que votre royaume, Sire, est aujourd'hui rempli d'un nombre infini de collèges, lesquels au dommage de TÉtat soustraient au public une infinité de gens, qui abandonnent les arts, le commerce, le labourage et la guerre, tournent à charge au public et qui, pour avoir passé leur jeunesse dans Toisiveté des lettres, deviennent pour la plupart incapables de servir ; Votre Majesté est suppliée de retrancher le nombre excessif desdits collèges... » Heureusement, ce souhait ne devait pas rencontrer de faveur.

L'institution que désirait la noblesse ne fut pas établie, mais en 1636 Richelieu fonda à l'usage de la jeune noblesse une école militaire où vingt-deux enfants devaient trouver une éducation complète *.

Les familles nobles, ruinées par les dépenses aussi bien que par les dévastations qu'entraînent à leur suite quarante années de guerre civile, avaient vu leurs biens passer entre les mains de créanciers ou d'acheteurs ài vil prix . Elles réclamaient le droit de retirer, moyennant une restitution de la somme versée, tous les biens par elles vendus depuis 1575 (N. 120). Nous ne trouvons aucune décision du pouvoir sur un sujet qui tant de fois avait servi de texte aux doléances.

Dans le même ordre d'idées, la noblesse voulait être aflTranchie de la contrainte par corps : elle demandait que « les nobles d'extraction et les capitaines entretenus » fussent h l'abri des dispositions qui permettaient l'emprisonnement du débiteur

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