Procès-verbal du tiers, 15 et 20 janvier, p. 137 et
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en demeure d'exécuter la volonté des Étals. « Trois fois, il se rendit au Louvre avec les lettres de remise d'Amboise pour les donner à la reine et trois fois il les remporta. » Enfin il se résigna. La Reine s'empressa de les porter au roi, en disant que « de toutes les actions de sa régence, il ne luy estoit resté que cellelà sur le cœur * >.
Les députés s'étaient également occupés en 1614 des armes et des munitions que pouvaient contenir les châteaux : ils avaient demandé qu'il fût défendu aux gentilshommes « d'avoir es villes, chasteaux et forteresses à eux appartenans, aucune pièce de fonte ou sur roiie, ou capable d'y estre mise, armes offensives et défensives », jamais plus de deux cents livres de poudre et que « tous les autres canons, armes, poudres et salpestre trouvés dans les châteaux fussent portés aux magasins du roi » (T. 165). Les notables renouvelèrent ces vœux à l'occasion des projets, absolument conformes aux doléances du tiers état , dont ils avaient été saisis par Richelieu ^. L'ordonnance de 1629 contint, deux articles qui prescrivirent exactement les mesures sollicitées en 1614 (Ord. 213 , 214).
C'est avec la même pensée de ramener la noblesse à l'observation des lois que les États s'occupèrent des duels. Nous en parlons en ce chapitre, parce que les combats se répétaient si fréquemment parmi les gentilshommes, qu'ils étaient devenus un des fléaux de la noblesse. Par la modération de l'édit de 1609, Henri IV serait peut-être parvenu à modifier cette dé-
1. Journal (VAraaad d'Andilljj, p. 36. Uicîielieu dil, dans l'Instruction à M. de Schomberg : « Les États Génépaux redeinandeut la ville et le chasteau d'Amboise accordés à M. le Prince et le retirent. » Lettres de Richelieu^ t. I, p. 215.