Assevihlce des notables,.,^ p. 128 et
plorablc coutume, mais la régence lui donna un nouvel essor : la fureur des duels reparut plus ardente que jamais. Deux déclarations du roi et un arrêt du parlement * étaient déjà venus se heurter contre l'orgueilleuse obstination des gentilshommes. Les États Généraux s'apprêtaient à aborder cette question, quand, le 9 janvier, le bruit d'un duel entre le marquis de la Force et le comte de Grammont, député des Landes *, fît grand éclat à la cour. D'autres rencontres étaient annoncées. Le 19 janvier, la chambre du clergé prit rinitiative des doléances; le 22, elle décida « d'en faire une vigoureuse plainte et remontrance au roi ^ ». Il n'y avait pas à tarder : le duel Grammont-Ia Force avait divisé la cour en deux factions qui tenaient pour chacun des adversaires *.
Le clergé envoya solliciter la noblesse de s'unir à lui ; pour toute réponse, elle fit prier le clergé de ne point lui parler de ce sujet ^. Le 26 janvier, la députation du clergé se rendit seule au Louvre. L'évêque de Montpellier prononça un très long discours, concluant avec force à l'application des édits. Le chancelier lui remit le texte de l'édit de 1613 afin que le clergé examinât s'il convenait d'y ajouter quelque
1. Déclaralion du l^f juillet 1611. Déclarations du 18 janvier 1613 et du 1«' octobre 1614. Arrêt de règlement rendu par le parlement de Paris le 31 janvier 1614. Lettre du roi au parlement du 18 juillet 1617 réclamant une exacte répression. Mém. de Mathieu Mole, t. I, p. 152.
2. Journal cl'Arn. d'Andilly^ p. 29. Dans une lettre du temps datée de Paris le 13 janvier, nous lisons après le récit du duel : « Ils disent qu'ils se rebaltront encore. On verra par ce subject si l'édict des combats sera observé, car, s'ils en sont exempts, ils traceront le chemin. » (Lettre de Jehan de Massenod. Arch. de la Creuse, E. 396.) Aucune répression n'eut lieu.