‹ Histoire des États généraux (volume 5)Chapitre 36 sur 124 · Procès- verbal du clergé, p · texte numérisé non relu

Procès- verbal du clergé, p

chose. Tel fut le succès de Toraieur que la reine lui ordonna de faire imprimer son discours *.

La noblesse crût nécessaire de s'expliquer : dans son cahier, elle soutint qu'il n'avait pas été suffisamment pourvu par les rois au maintien de son honneur; elle réclamait le droit de saisir en tout cas le tribunal des maréchaux de France et de se battre si ceux-ci déclaraient que Thonneur exigeait une réparation par les armes (N. 157).

Le clergé et le tiers réclamèrent non seulement des peines contre les combattants, mais « contre les témoins et assistants, encore qu'ils ne mettent Tépée à la main, contre ceux qui les appelleront, porteront lettres ou billets, ou diront parole, en suite desquelles se fera un duel ou rencontre », demandant qu'ils fussent déclarés coupables de lèse-majesté au premier chef (T. 183; C. 18i). L'édit d'août 1623 rendu h Saint-Germain-en-Laye, s'inspirant exactement de ces vœux, décida que « si aucun, de quelque qualité et condition qu'il soit, est si téméraire d'appeler, recevoir billet ou parole, conduire ou se porter sur le lieu du combat, il soit tenu criminel de lèsemajesté divine et humaine; qu'enfin tous ceux qui porteront les billets et conduiront au combat, laquais ou autres, soient punis de mort sans aucune grâce ni rémission ».

Le tiers état proposa que tout office possédé par les accusés fût déclaré vacant et les biens confisqués, « aussitost que le crime aura été commis », avant tout jugement (T. 186), et des lettres patentes du 14 juillet 1617, le suivant dans cette voie, déclarèrent que « par le seul faict desdicts appels et duels, et aussitôt que le délit aura été commis, toutes charges

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