‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 10 sur 202 · Code Thëodosien, XII · texte numérisé non relu

Code Thëodosien, XII

'.i. Diplomata, édit. Pardessus, t. I, p. .'5; Ault. Thierry, Lettres sur l'Hist. de France, XXV.

GALLO-ROMAINS Eï GERMAINS o

V siècle ', et se perpétua justpraux derniers jours de la puissance romaine.

Les Gallo-Romains étaient donc en possession constante de cet usage, cpiand les invasions des Barbares vinrent bouleverser l'Occident. Les Germains apporléi-tMit en Gaule les mêmes principes : chez eux, la (icliliération commune était le ressort uni([ue de toute aclion; rien ne se faisait (jue par Favis des hommes libres, l'indépendance du guerrier n'avait pas de protection plus efficace que le recours à l'assemblée, exerçant tour à tour le pouvoir judiciaire ou politique, et en toute circonstance maîtresse absolue des résolutions populaires. Ces convictions vigoureuses, cjui étaient l'apanage de toute une race, furent apportées dans les Gaules par les Francs, au moment où les Saxons les faisaient pénétrer dans File de Bretagne.

Ainsi, les couches successives qui constituèrent le sol de la France renfermaient dans leur sein le germe des institutions libres. Le principe de la délibération commune sur les intérêts communs appartenait, à des degrés divers , aux trois populations qui sont venues se fondre dans le magnifique pays qui s'étend entre la mer du Nord, l'Océan et la Méditerranée. Il n'y avait de différence entre elles que les limites de ce principe, vaguement défini chez les Gaulois, limité chez les Romains, et plus puissant chez les Francs.

Ce serait cependant une grave erreur que de conclure de la fréquence de ces assemblées, dans les premiers temps de notre monarchie, à l'existence de garanties collectives appuyées sur un esprit public : rien de tout cela n'apparaissait alors. La société germanique n'avait nullement conscience de la souveraineté du peuple; « ces réunions n'étaient formées

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