‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 11 sur 202 · Voir les L"ttrcs de Sidoine Apollinaire, 1. 6 cl · texte numérisé non relu

Voir les L"ttrcs de Sidoine Apollinaire, 1. 6 cl

«i INTRODUCTION

qu'au nuni du droit de chaque homme hbre de disposer seul de hii-même * ». Celte puissance de Tindividu, qui faisait sa force, était en même temps pour cette société une cause de faiblesse. Isolés au sein de leur propre race, dont les mœurs se transformaient rapidement au contact des vaincus, les guerriers obéissaient à deux autorités, qui représentaient le double courant de leurs institutions naticmales : l'autorité du chef et l'autorité de l'assemlilée. Dans la vie calme de la Germanie, réquililire s'était longtemps maintenu, mais il devait se rompre au milieu des luttes qu'entraîne un établissement nouveau. Le pouvoir linit par l'emporter sur la délibération dans les temps qui suivirent la conquête.

« La dispersion des hommes liltrcs, dit M. Ciuizot, le progrès de l'inégalité des conditions et de la subordination des compagnons à leurs chefs, firent bientôt perdre aux assemblées nationales des Francs leur caractère d'universalité. Elles ne se composèrent plus que des grands propriétaires, des leudes et du haut clergé -. » Sous les premiers rois mérovingiens, la révolution était achevée : on ne trouve plus que des assemblées où les grands viennent régler les plus importantes affaires; s'il est encore question du Champ de Mars ou du Champ de Mai, ces réunions générales

1. M. Guizol, Hisl. des orifj. du rjouv. représentatif, -W leçon, I, 263.

2. Ibidem, 20« leçon, I, 264. — Des conseils nombreux où siègent quelques évêques et les grands [proceres, viri illustres) sont souvent convoqués. Le conciliu7)i, le placitum a remplacé l'assemblée générale. Ils se réunissent à des intervalles irréguliers, suivant l'importance des aiïaires, et comprennent un nombre d'assistants fort variable. — Voir les textes nombreux tirés de Frédégaire, se rapportant par conséquent à la période de 584 à tiH, et publiés par Jules Tardif, Études sur les institutions polit/rjues et administratives de la France sous les Mérovingiens, p. 90 et suiv.

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