y/., l. V, p. 14 et p
CUARLKS V 180
On déelaj;\i dans la première qu'il était nécessaire (raiMiiiM- puissamment toutes les forteresses pour empècliri' les compagnies d'en emporter aucune de vive i'orce et de s'établir ainsi dans les contrées soumises à leurs ravages. Chaque bailli, accompagné de deux clievaliers, devait visiter les forteresses, contraindre les seigneurs à relever les fortifications à leurs frais, et, s'ils ne pouvaient payer, aux frais du roi. Ils étaient en oulre chargés de raser les châteaux qui ne pourraient être défendus. Des armes devaient être distribuées aux habitants. Tout enfin était réglé pour la protection des paysans, ([ue les capitaines devaient faire retirer dans l'enceinte fortifiée dès qu'on signalerait l'arrivée des compagnies, nouveaux barbares contre lesquels on prenait toutes les précautions jadis imaginées pour lutter contre les invasions des Normands.
Il parait que les États votèrent unt» imp(xsition égale à celle qui avait été établie pour acquitter la rançon du roi. En effet, Tordonnance du o décembre 1360 avait promis que le droit de douze deniers pour livre sur toutes les marchandises vendues ne serait perçu que pendant six années *. Cette période venait d'expirer; il est donc vraisemblable que le besoin de prolonger cette source féconde de revenus ne fut pas étranger à la convocation des États de 1367.
Le produit de cet impôt devait demeurer dans les provinces, hors ce qui serait nécessaire dans les cas urgents pour la défense générale du royaume -.
Le roi, saciiant quelle était la misère des campagnes, remit aux paysans la moitié, aux habitants des villes le quart des aides dont ils demeuraient débiteurs, à condition que les fortifications seraient relevées. Un
1. Voyez plus haut sur rétablissement de l'aide pour la rançon du roi, p. 177.