Ord. du 20 juillet 1367, art
des articles de l'ordonnance engage la jeunesse des villes à se livrer au tir de l'arc et de l'arbalète '. Ce fut vers cette époque que des compagnies d'arbalétriers furent établies dans plusieurs villes avec de grands privilèges ^. Les ordonnances des 19 et 20 juillet, ([ui contiennent ces dispositions, se terminent par divers articles, rendus sur les remontrances des députés, et qui se rattaclient plus directement à l'histoire judiciaire et administrative du règne de Charles V : les guerres privées, les fonctions des oiliciers de justice, leurs abus et les tentatives de réformes qui les concernent trouveront leur place plus loin '.
Cependant il y a un point que nous ne devons pas omettre, c'est la confirmation expresse des ordonnances du roi Jean et l'engagement pris envers les députés de leur accorder cette satisfaction <^ toutes fois qu'il leur plaira » *. Ainsi cette assemblée est fidèle à la tradition : comme ses devancières, en accordant une aide, elle exige la proclamation des principes qui lui semblent l'apanage du tiers état.
L'assemblée qui fut tenue deux ans plus lard eut un caractère particulier, et elle mérite d'attirer tout autrement notre attention. Elle nous montre Charles le Sage demandant l'avis de la nation, avant d'engager la France dans une lutte dont il prévoyait la tiurée.