I-:(,its frc
Charles V
Louvre- lez-
(3rdonnancc sur la nouvelle
IHM-. ou
Paris, 7 déc.
aide accordée par les trois
provin -
Etats de l'Artois, du Bou-
l'rflUX.
Melun, S nov.
Paris, 5 jaiiv.
loniiois et du comté de Sainl-Pol.
Ordonnance sur la nouvelle aide accordée par les bourgeois et habitants des villes fermées de l'Artois, du Boulonnoiset du comté do Saint-Pol.
Même aide accordée par
les villes non fermées.
Verberie , 8
Lettres concernant l'aide
nov. 1375.
accordée par les Etats des comtés d'Artois, de Boulonnois et de Saint- Pol.
Paris, IS déc.
Ordonnance sur la nouvelle
aide accordée par les trois États de l'Artois, du Boulonnois et du comté de Saint-Pol.
Montargis, 21
Lettres concernant la nou-
nov. 1379.
velle aide, e.c.
Vole de
Charles V.
Pîiris , Hôtel
Lettres qui déclarent qu'on
l'impùt.
St-Paul, mai
Paris, mai
ne pourra établir d'impôts dans le comté de Ponlhieu qu'à la requête et du consentement des maires et échevins des villes.
Mômes lettres en faveur
des habitants du Crotoy.
Paris, février
Mêmes lettres en faveur
des habitants de Rodez.
sous LE RÈGNE DE CHARLES YI
RÉGIT HISTORIQUE
Sommaire. — Assemblée de notables à Paris (novembre 1380). p. 229. — Ordonnances de janvier et de mars 1381, p. 231. — Asseml)iée de notables en 1381, p. 232. — Émeute des .Maillotins, 1'^"' mars 1382. p. 234. — Assemblée de notables à Compiègne, 15 avril 1.382, p. 23o. — Cliarles VI, vainqueur des Gantois, écrase les Parisiens, p. 237. — Rétablissement des aides, janvier 1383, p. 237. — Anarchie générale, lufliiencc de l'Université, p. 239. — Assemblée de notables, juillet lill, p. 240. — Convocation des États généraux : ils se réunissent le 30 janvier 1413, p. 243. — Discours d'Eustache de Pavilly, p. 247. — Succès de ces remontrances, p. 2.jo. — Le roi est forcé de sanctionner l'ordonnance le 24 mai 1413, p. 257.
Le règne de Charles VL un des plus longs de notre histoire, est en même temps le plus malheureux. Les horreurs de la guerre civile ajoutées aux désastres de l'invasion anglaise, la lutte des princes partageant le royaume en plusieurs camps ennemis, les réformes du dernier roi anéanties, à Paris l'émeute incessante d'une populace ne cherchant que le désordre, dans les provinces l'anarchie remplaçant les tentatives d'organisatiuu de Charles Y; enlin, audessus de toutes ces calamités, à la tète du gouvernement, un enfant de douze ans qui devait perdre la raison à l'âge où elle se développe chez l'homme
pitiir (lirifrer sa vie; tant de causes diverses et étranges font comprendre à la postérité le jugement de Sully, déclarant ce règne si fécond en événements sinistres q\x"\\ l'appelle le tombeau des bonnes lois et des bonnes mœurs chez les François '.
Ghai-les V avait à peine fermé les yeux que deux (juestions s'imposaient à ceux qui avaient la charge des affaires : l'organisation du gouvernement sous la minorité du roi, et la perception des impôts. De leur solution dépendait l'avenir du pays. Les Etats généraux seuls avaient le pouvoir de les trancher; cependant on ne les convoqua point. Les rivalités des princes et leur cupidité auraient été forcées de s'effacer devant un apparent amour du bien public : ceux qui allaient livrer la France à un si long désordre se sentaient incapables d'un tel effort.
L'organisation du gouvernement pendant la minorité du roi fut confiée à une sorte d'arbitrage. Le règlement des impôts ne pouvait être fixé aussi aisément.
Le bruit s'était répand,u dans Paris que Charles V sur son lit de mort avait révoqué les aides ^. La nouvelle de cet acte que le peuple, dans sa joie, appelait le repentir suprême du roi, le testament de sa conscience, se transmit en un instant de bouche en