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Relig. de Saint-Denis, t. IV, p

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lia intervalle luciclej convdquait les barons sous prétexte d'aviser aux moyens de réformer l'État. Jamais, à une si nondoreuse assemblée, on ne demanda si pc^tite besogne. Le roi, ayant fait connaître aux nobles la situation du royaume et la prochaine reprise des hostilités avec l'Angleterre, reçut pai- acclamation leur sernuMit de fidélité; puis, sans provoquer aucune délibération, il les remercia tous et l'assemblée se sépara.

Au commencement de l'année lilO, le duc de Bourgogne mandait à Paris les principaux bourgeois des villes du royaume; il leur réclama impérieusement de l'argent pour payer les troupes. Les bourgeois délibérèrent quelques instants à peine, et répondirent tout d'une voix que les réformes suffiraient à fournir l'argent dont on manquait *.

Au milieu de cette anarchie générale, un seul Corps avait en son sein quelque vie : l'Université, si puissante par la renommée de ses docteurs, grandissait chaque jour en autorité. Protégée par l'antiquité même de ses privilèges, elle eût vu autour d'elle se lever une armée d'écoliers, s'il avait fallu la défendre. Ce groupe d'intelligences actives, dans ce temps d'ignorance, brillait d'un singulier éclat. En 1382, elle seule avait essayé de défendre Paris et de calmer la colère des princes ^. Il était impossible qu'au milieu de l'affaissement général, l'Université ne voulût pas tenter la réforme de l'État. Au mois de septembre 1410, nous la voyons de nouveau entrer en scène : elle veut réconcilier les princes, se rend auprès du roi, et demande formellement que les chefs des deux partis de Bourgogne et d'Orléans soient

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