ORDONNANCE DE 141 D
quêtes (comprenant les requêtes de TIkMcI et celles du palais), telles étaient les trois sections du Parlfment * (art. 154).
Quoique le Parlement frtt devenu sédentaire et permanent, ainsi que nous l'avons vu plus haut *, les conseillers s'absentaient fréquemment, et leurs voyages désorganisaient les travaux. Sous prétexte de commissions extraordinaires ou d'enquêtes, tel membre (le la cour demeurait éloign('' de Paris pendant plusieurs mois. On se souvenait même d'avoir vu la cour sans président (art. 158).
L'ordonnance prescrit aux conseillers de résider à. Paris et de ne sortir de la ville que sur une délibération formelle de la cour; elle interdit ensuite aux présidents de se charger de commissions pendant la durée du Parlement (art. 157), ni d'en accepter plus d'une par session dans un rayon de trente ou <[uarante lieues de Paris.
L'accumulation des affaires devant cette haute juridiction était toujours une des plus grandes difficultés qu'eussent à vaincre les réformateurs. On ne pensait pas encore à démembrer le ressort immense du Parlement de Paris au profit de Toulouse et de Bordeaux, et pourtant on voulait accélérer l'expédition des procès; on avait successivement prolongé les sessions, diminué les intervalles qui les séparaient. On imagina de supprimer les vacations, en ordonnant que, le parlement fini, ceux des conseillers qui voudraient de-
1. L'art. 154 considère les requêtes de l'hôtel et les requêtes du palais comme deux sections du Parlement : Pardessus (page 138) donne à ces deux sections un caracti-re absolument dissemblable; selon lui, les requêtes du palais avaient été seules jointes au Parlement, tandis que les requêtes de l'hôtel étaient une dépendance du conseil du roi.