‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 153 sur 202 · Ant. Thomas, loc. cil., p · texte numérisé non relu

Ant. Thomas, loc. cil., p

4. Registres de la Cour des Aides; Registres des délibérations de Tours, cités par G. de Beaucourt, t. II, p. o92, note 2.

l.;i situalioii générale tlu royaiiim' ('hiit de plus en plus irrave : les Anglais, appuyés sur le duc de Hwlagne et le duc de Bourgogne, se trouvaient maiti'es de plus de la moitié de la France; une nouvelle armée, sous la conduite de Salisbury, venait de débarquer à Calais et se dirigeait vers le centre ; aux douleurs et aux périls de l'invasion était venue se joindre une coalition des princes à la tète desquels s'étaient mis le connétable de Richemont et le comte de Clermont. Ils avaient marché sur Bourges, occupé la ville et l'ominencé le siège de la citadelle. A cette nouvelle, le roi marcha contre eux : la lutte semblait inévitable, lorsijue les princes firent leur soumission.

Un document précieux nous a conservé le texte de leurs prétentions : ils demandaient tout d'abord, en raison de la « grande nécessité » où l'on était, la convocation des trois États « représentant le corps public du royaume » ; ils réclamaient une « générale congi-égation » plus efficace qu'une petite, et diverses « manières de sûreté » assurant la tenue des États sans ajournement, la sécurité des députés, la liberté des délibérations, la stricte observation de ce qui aurait été conclu, d'un commun accord, par le roi et les États. Ils suppliaient Charles VII d'insister, dans ses lettres de convocation, sur la réconciliation opérée entre lui et les princes du sang et de promettre aux députés une inviolable sécurité ^

Le 17 juillet, le roi pardonnait aux princes; il entrait dans Bourges, et, le 22, il adressait des lettres de convocation aux bonnes villes: il annonçait qu'il était d'accord avec ses neveux et cousins. « lesquels.

\- Arch. Nat., P, 1388 '^. Cette pièce a été dérrile flans l'inventaire du Musée des Archives (p. 2.59).

cniNON, si:pïembre 142« 303

(lisiiil-il, en loiitf iinih' cl liuiinc aiimur sonl t'I assis- Iciit auloiir (le nous et à nos conseils el affaires » ; il ('onvo([uail pour le ]() septenil)re tous les pays en son obéissance, la Langnedoïl, le Languedoc et le Dan- [)liiné, ajoutant (pie <i chacun des assistants >> aui'ait " tranche liherh» (l'ac(piill('r sa loyauté et de dii'e pour h' hien des hesognes tout ce (pie hou lui senihlera ' -.

Ce n'('lait. Iichtsl ni de pai\. ni de hon oi'dr(M{ue pduvaient pai'ler les députés. Les Anglais venaient de franchir la Loire : ils avaient occupé plusieurs places (pii en comniaiidaicut le cours; on annonçait déjà le siège d'Orléans, et on pressentait, avec la grandeur du péril, l'issue probablement décisive de cette suprême résistance. L'excès même des in([ni(''liules avait i-animé les esprits, et, malgré la profonde uusère, les députés arrivaient à Cliinon, pi'cts ;iu.\ derniers sacrifices.

Lintérét de la patrie en danger imposait l'union des forces; les députés des deux grandes parties de la France, réunis à Chinon en septembre 1428 dans une même assemblée , accordèrent une aide de ."■)()() 000 livres -, en stipulant expressément (pi^dle s(M"ait employée pour « résister aux Anglois, qui et oient alors en puissance sur la rivière de Loire, et pour le secours de la ville dOrléans ». Les exemptions étaient réduites aux gens d'Église, aux nobles portant les armes, aux écoliers, aux monnayeurs et aux pauvres •',

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