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IMPOTS PERMANENTS

fxacl ; les mesures scinhlent prises avec un soin plus iiiimilieux. Mais ce n'est pas là ce (pii en fait l'intérêt : elle est ravant-eourcur de la plus }:,ran(le révolution politicpie du xv" sièele, de celle <pii rendit l'impôt permanent et donna ainsi à ]a royauté l'arme la plus puissante dont elle ait conquis l'usage dans tout le coui's du moyen âge.

Ni les conseillers du roi, ni les contemporains ne se mépi'enaient sur rim|i()rtance du vote de Poitiers. Dès son entrée à Paris, \v. connétable dv Hidicnioul convocpia, pour le 8 mai 143G. les dé|)ulés du Nord et de ri^st. Après avoir exposé que le roi avait décidé, d'accord avec les États, le rétablissement des aides, il leur demanda de s'associer à cette décision ' et de voter une part du subside de 200 000 livres consenti à Poitiers -. L'adlu'sion des députés encouragea le l'oi. En li37, (lliarles Vil se passa pour la première t'ois du concours des États; en f(''vrier, il ordonna à ses généraux de finance d'imposer dans ses pays de Langue d'Oïl une somme de 200 000 livres « pareillement que l'an passé ». En mars 1438, une somme semblable fut prise; en mars 1431), la somme s'éleva à 300 000 livres^. Les États généraux n'étaient plus l'éunis; seuls les Etats provinciaux étaient rassemblés [)our fixer la répartition.

Le Conseil du roi s'était peu à i)eu rempli d'iiommes de premier mérite : à côté du connétable de Hichemont et de Pierre de Brézé siégeaient les frères Bureau, Cousinot, Chevalier, et au-dessus d'eux, les dirigeant par ses grandes connaissances, Jacques

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