G. de Beaucourt, ihid.. p. 436, notes 3 et
.{10 ETATS DE CUAllLES VII
Cœur, qui gouvernait aflniirablenicul les linances royales. Nous n'énumérerons pas les réformes par les([uelles il rétablit Tordre dans l'administration : il sul'lil de dire que, de iV.V.i à li.'}9, tous les services publics furent entièrement réorganisés.
Pour la premii'i-e fois depuis (iharles V, le gouvernement se iiKiiilrait sage et bonnête. Aussi les aftaires du roi prenaient-elles une tournure de plus en plus heureuse. (Vest au milieu de cette renaissance des forces sociales que se réunirent à Orléans '. en octobre 1430, les députés des États généraux -.
Depuis les États du roi Jean, on n'avait pas vu une si n<unbreuse assfunblée. Non seulement les comtes de la Marche et de Vendiune. le duc de Bourbon et le connétable de Richeuiont (•(inip.iiiirent en personne, mais le duc d(> Boui'gogne, quoi((ue aflVanchi de tout lien depuis le traité d'An-as. envoya quatre ambassadeurs; le duc d'Orléans, prisonnier en Angleterre, se fit représenter par son frère; le duc de Bretagne et le comte d'Armagnac envoyèrent aussi plusieurs personnages en leur nom. Les députés des trois ordres et de tous les bailliages et pays du roj^aume étaient réunis
\. Les États f,^''iiéraux devaient d'abord être réunis à Paris, où l'autorité royale était rétablie depuis le mois d'avril 143(); mais, le roi ayant changé d'avis, l'assemblée eut lieu à Orléans. (Lettres de Charles VU à l'archevêque de Reims, 2."i août 1439; -Ms. franc., 47C7, f» 3S.) L'état de la capitale paraît avoir été la cause de cotte translation. (G. de Bcaucourt, Hisf. di- Charh'x VU, t. III, p. 62.)
2. An mois de mars précédent, les embarras financiers forcèrent le roi à imaginer quelque moyen de se procurer des ressources. « Il avoit en l'intention de convoquer les Ktats fiénéraux, suivant la coutume, dit-il dans une ordonnance rendue le 20 mars, mais il n'avoit pas eu le temps de remplir cette formalité. Il iniposoit donc, de son chet, la partie de la Langue d'Oïl, au sud de la Seine, à 300 000 livres, i) Ms. Fontanieu, 117, à la date; Yallet de Viriville, t. 11, p. 397.