Masseliu, p. Go
COMMENCEMl'.NT DES TRAVAUX, IT JANVIER H.S4 3o7
doni. Pour ];i première fois, la royauté demandait aux États, non un secours matériel, mais le secours t\r lour intelligence et de leur conseil. A Tavènemenl (lu iils (II' Louis XI. nous trouvons une de ces réactions dont riiistoirp nous ofTn^ parfois l'exemple, mouvements généreux et spontanés de la nation rêvant des destinées meilleures, et se lançant avec un irrésistible élan dans la voie qu'elle se trace.
Tel était le sentiment général dont Guillaume de Rochefort avait eu l'habileté de s'inspirer pour y conformer son langage. L'àme des députés en était bien autrement empreinte.
La session s'ouvrait sous les plus heureux nuspiees,
JjC samedi 17 janvier eut lieu la première séance régulière, aucun étranger n'ayant été admis dans la salle.
Un dt'pul»' de Paris proposa à l'assendjlée de se diviser eu quatre ou six sections, le nombre des membres pouvant être un obstacle à la liberté et au bon ordre des discussions. Cette proposition fit naître de longues hésitations, puis la division en six bureaux, ({ue la nécessité a provoquée et que l'usage a sanctionnée dans nos assemblées modernes, fut définitivement adoptée '.
Aussitôt après, on procéda à l'élection du président : on nomma l'abbé de Saint-Denis '-. choix malheureux, que l'assemblée dut plus tard vivement regretter; enfin on désigna deux secrétaires.
1. La première section comprenait Paris et tout un raj'on de (jnarantc lieues environ autour de la capitale; la deuxième, la Bourgogne: la troisième, la Normandie; la quatrième, la Guyenne; la cinquième, le Languedoc, le Dauphiné et la Provence; la sixième, la Saiutonge, le Poitou, le Berry, l'Anjou, le Bourbonnais, l'Auvergne et le Lyonnais. .Alasseiin, p. 69 et suiv.