Masjelin, p
la snllo (lii sr (Irhallaiciit les (|ii('sliiins d'iinix'it. Cependant, comme dit fort jnsicincnt lu député évincé : Jlic lahi)i\ hic ()j)Uii csl. Evidcnimcnl . ii ciMé dos liouiiiics cdUfaj^i'iix ddiil tous les idlncls IrMnIaicnt à la réduction des ciiargcs, se trouvaient, dans le sein mémo des États, plusieurs courtisans avides qui aspiraient à de nouvelles et plus fortes ])ensions '.
TjO rapport (pie Masselin fit. le lundi soir, à son l'etour des Monlils, i-éveilla le coui'ai^o de ses collègues. 11 n'était plus douteux que l'irritation des esprits ferait explosion dans la séance du mardi. Pour eu prévenir l'efTet, le conseil royal crut habile d'accorder sponlaniMiienl ce que le soir peut-être les Ktats allaient exit^cr. Le ehaneelier se rendit au milieu d(î l'assemblée réunie en séance générale. Il fit valoir tout ce que le roi dans sa bonté avait fait pour les Ktats; il dit (pie <( le prince aurait pu délibérer sur les vœux sans ouïr les députés, qu'il les avait appelés par pure condescendance, mais que, ses intentions étant méconnues, il n'hésitait pas à permettre aux États de nommer six autres députés, (pii seraient adjoints aux seize désignés par lui '- ».
Cette déclaration achevée, les sections se réunirent pour délibérer sur la réponse qu'il convenait de faire.
Elle fut aussi ferme qiu^ C(uirageuso : les États rappelèrent qu'en abandonnant au roi la faculté de prendre parmi eux douze de ses c(mseillers, ils avaient retenu le droit de désigner librement les commissaires chargés, au uoin des Ktats, de défendre leurs vo'ux devant le conseil. Que sans plus tarder, dirent-ils, le roi choisisse ses douze conseillers ;