‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 179 sur 202 · Masselin, p. 'Mi · texte numérisé non relu

Masselin, p. 'Mi

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;uissit(H 11' cuiiscil (léliiiitivemcul constitue, les États s'empresseront de déléguer à leur tour ceux de leurs membres qui devront débattre les articles. Quant à li-leetion des six députés supplémentaires, comme l'IIr impliquerait l'approbation des seize arbitrairement désignés par le roi, les États s'y refusaient absolument '.

Tel fut le premier conflit sérieux entre le conseil royal et les députés. A partir de ce jour, la lutte s'ouvre et ne cesse plus. Non seulement l'attitude du conseil devient hostile, mais les plus petits indices prouvent à quel point, autour des princes, on était fatigué de la présence des États. Ainsi, dès le lendemain de la séance royale, on dépouilla la grande salle de l'archevêché de toutes ses tentures, on enleva jusqu'aux sièges des députés, comme si l'on voulait par un signe matériel proclamer la clôture de la session. Cette insulte, que rien ne justiliait. accrut le mécontentement de l'assemblée.

Le mercredi 18, les seize députés se réunirent iji' nouveau aux Montils. mais Jean Masselin s'abstint d'y reparaître. La feruK^té des Ktats avait réagi sur ces députés, car, plusieurs dissentiments graves ayant surgi entre eux et le conseil, l'abbé de Citeaux déclara que ni lui ni ses collègues ne pouvaient rien ai.'corder sans le consentement des États, surtout en matière d'impôts, et qu'il regardait la commission réunie aux Montils comme dépourvue de toute autorité -. Vers le soir, cette opinion prévalut, et on convint de s'en rapporter à l'assemblée des États sur le nombre dos troupes et sur le chiffr(> des deniers à lever pour leur solde.

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