Masselin, p
savait où s'arrêterait leur témérité! ri mi nr erai;^iiail pas de prédire à ces menées la i)liis liistc fin*. » La satisfaction des députés fut de eùurte durée. Ils reconnurent bien vite rinexactitude des chiffres fournis par les gens de finance. Le produit du domaine et des impôts était tellement inférieur à la vérité que les députés songeaient à entreprendre un travail de correction générale: mais le juge du Forez* ouvrit un avis d'une exécution plus facile : il proposa d'olTrir simplement nu roi la somme que la France payait annuellement à la lin du règne de Charles VII, en déclarant que cette décision n'était prise que pour deux ans, époque à laquelle les Etats généraux devraient être de nouveau convoqués.
Cette proposition, qui évitait aux di'putés un long travail d'examen et leur promettait une solution prompte, fut adoptée par acclamation, et dans la harangue solennelle prononcée par Masselin dans l'après-midi du même jour, l'orateur insista sur ce dernier vœu, qui était, à vrai dire, la plus hardie et la plus intelligente conception des Etats de Tours. « Cet impôt, dit-il en finissant, ne sera levé que pendant deux années, après lesquelles les États seront assemblés comme aujourd'hui pour discuter les be^ soins de l'État, et, si alors ils en reconnaissent l'utilité, la somme que nous venons de fixer (1 200000 liv.) sera diminuée ou augmentée; mais tous les députée demandent que le lieu de la prochaine réunion soit choisi, publié, et qu'une décision irrévocable fixe et ordonne dès à présent la convocation de l'assemblée ''. »
1. l'ropos rapportés clans le discours du juge du Forez, p. 361. •2. Jcau Cardier,jnge du Forez, troisième député « du pays de Bourbonnois et de Forestz «.