‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 19 sur 202 · JJ, 58, fo · texte numérisé non relu

JJ, 58, fo

KTATS DE 1321 29

vt'llc session se tint à Poitiers en juin 13:^1,. L'unité des monnaies, celle des poids et mesures, les aliénations (lu domaine royal et les projets de croisade furent tour à liiui" soumis aux députés. Les trois ordres louèrent à l'cnvi les propositions du roi; mais quand il s'agit de voter des subsides pour les mettre à exécution, le langage changea : le clergé demanda à en référer aux chapitres, tandis que les [)rocureurs des lionnes villes supplièrent le roi de les laisser retourner auprès de leurs commettants pour les consulter.

Dès le 8 juillet 1321, nous trouvons un grand nombre de députés réunis à Paris autour du roi, auquel ils remirent l'avis des villes : celles du Midi admettaient le cours des espèces seigneuriales, tandis que celles du Nord s'y opposaient formellement et appuyaient les projets du roi. Ajournées de nouveau devant Philippe à Orléans le 10 octobre 1321, les bonnes villes, craignant avant tout la perturbation des espèces, prièrent le roi de maintenir les monnaies courantes, le supplièrent de ne pas aliéner le domaine, déclarèrent qu'ils contribueraient à la croisade quand elle se ferait, et refusèrent toute aide, puisque les trois propositions qui devaient la rendre nécessaire étaient rejetées ^

■^ en croire plusieurs historiens, postérieurs, il est vrai, à cette époque, une assemblée aurait eu lieu en 1328, afin de juger les prétentions d'Edouard III h l'hérédité monarchique. Le roi étant partie dans le débat qui s'agitait, les députés auraient délibéré en son absence ^. En réalité, les barons et les grands du

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