Voir Hervieu, Recherches..., p. Iu7 à
2. Ce fait est rapporté par le cliancelier de l'Hôpital dans le discours prououcè par lui à l'ouverture des États d'Orléans. Dans ces assemblées, dit-il, « séoient et présidoicnt les rois, fors que aux États auxquels fut traitée la plus noble cause qui
royaume, confirmant la décision de 1317, donnèrent raison à Philippe de Valois, au nom de la loi salique, devenue en peu de temps un des principes les moins contestés de notre droit politiriue.
Les Etats de 1321) ' et de 1333 - dus à la nécessité de mettre ordre au fait des monnaies ne sont guère connus que par le préambule des ordonnances. Il est certain que Philippe de Valois réunit aux prélats et aux nobles les gens des bonnes villes et les consulta ; il n'est pas douteux que le roi chercha à tirer de cette délibération comm-ime la force qui lui manquait.
Avec la renaissance d'un gouvernement organisé, avec l'idée de TÉtat telle que l'avait conçue Philippe le Bel, les charges devenaient permanentes ^. Le roi ne pouvait plus se contenter de « l'aide aux quatre cas ». Toutes les luttes financières du xiv'' siècle, toutes les négociations entre les États et le roi ont au fond pour cause la nécessité de substituer à l'impôt extraordinaire un revenu permanent '\ En 1340, nous
fuL oncques (savoir est, à qui devoit, appartenir le royaume de France après la mort do Charles le Bel, à Philippe de Valois, sou cousin, ou bien à Edouard d'Angleterre), le roi Philippe n'y présida : car il n'étoit encore roi, et y éloit partie » (Recueil de pièces originales : États d'Orléans, t. I, p. 56). Voir les textes décisifs qui permettent de refuser à cette réunion la qualité d'États. Ilervieu, p. 179.