ÉTATS DE
voyons des commissaires expédiés de tous eùlés pour tenir des assemblées locales; mais la résistance ne ne put être vaincue et le roi dut essayer d'une réunion générale.
Les États s'assemblèrent en août 13i3 à Paris : les trois ordres avaient été convoqués. Les villes du Midi envoyèrent deux députés. Les procurations sont parvenues jusqu'à nous. Les Etats votèreni pour un an l'imposition de quatre deniers pour livre et le retour à la forte monnaie, comme au temps de saint Louis ^
Les années 1344 et 1345 se passèrent en efforts de toutes sortes pour obtenir un subside. La guerre s'était rallumée : Edouard, à la tète d'une armée, avait débarqué en Gascogne et s'avançait au cœur de la France. Philippe convo(pui pour le mois de' février 1346 à Paris la Langue d'oïl, à Toulouse la" Langue d'oc. Le 2 février, l'assemblée de Paris se tint en présence du roi. Les délibérations se prolongèrent plus de dix jours. Les députés promirent au roi « moult gracieusement » des ressources, mais ils refusèrent de s'engager sans consulter les bonnes villes. Pour les disposer à des concessions, une ordonnance datée du 15 février annonça le redressement d'une série d'abus : désordre des juridictions, exactions des sergents, droit de prise sont l'objet d'articles formels^- Les États provinciaux se réunirent aussitôt après et firent avec le roi des accords séparés portant sur l'impôt et sur le service militaire. Les États de la Langue d'oc s'étaient assemblés de leur côté à Tou-
demer en 1331 et en vertu de laquelle le roi s'engageait à ne pas frapper d'impôt sur le duché, à moins de nécessité absolue. OrcL, t, I, p. 351 et o87. — Voir en outre la dissertation d"Hervieu, loco cit., p. 204.
1. Ord., t. 11, p. 182. Arch. \cd. Mémoriaux, P, 2291, p. 33:i.