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louse au commencement de février. Ils avaient voté une taxe de 10 sols par feu et accordé un certain nombre d'hommes d'armes.
Aprrs la défaite de Crécy et la reddition de Calais, Philippe de Valois, à la fin de l'année 1347, convoqua les États généraux afin de mettre à profit la trêve conclue avec les Anglais et pour se préparer à les chasser de France. Réunis à Paris le 30 novembre, les députés auxquels le roi avait prescrit d'arriver cette fois munis de pleins pouvoirs * offrirent le secours de leurs corps et de leurs biens : ils conseillèrent au roi de préparer une expédition en Angleterre pour terminer la guerre d'un seul coup et se montrèrent animés du plus pur patriotisme ^.
Le règne de Jean s'ouvrit par une tenue d'États. La Langue d'oïl et la Langue d'oc s'assemblèrent à Paris le 1() février 1351. Comme toujours, les pouvoirs des députés étaient très dissemblables et la plupart insuffisants. On vota en quelque sorte le principe d'un impôt. Le roi demandait une taxe de 6 deniers pour livre. Les députés du Vermandois l'accordèrent ^. Les prélats de Normandie y consentirent pour leurs sujets; mais les députés des villes normandes, n'ayant pas de pouvoirs, demandèrent à retourner auprès de leurs mandants. Le ^:2 mars, ils s'assemblèrent de nouveau, en présence des commissaires du roi, à Pont-Audemer : ils avaient reçu mission d'accorder les 6 deniers pour livre, mais en échange ils énumérèrent les abus, se plaignirent des prises, de l'empiétement des juridictions, obtinrent des réformes importantes et la confirmation de la charte aux Nor-