‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 24 sur 202 · Ord., t. II, p · texte numérisé non relu

Ord., t. II, p

ÉTATS DE 13bl 33

iiiands. Trois jours après, les nobles s'assemblaient, ortraient au roi leur sang et leur vie et déclaraient autoriser la contribution de 6 deniers sur leurs sujets '.

Ce trailr ([(''lib(MH'' }i;tr les trois ordres servit sans doute de modrlc aux: ti'ansactions passées avec d'autres ju'ovinces. Il présente l'état précis des rapports du roi avec les États provinciaux au milieu du xiv" siècle. Les ordres sentaient que la royauté avait besoin d'eux : tous, et surtout les bourgeois, commençaient à comprendre qu'ils pouvaient vendre au roi des subsides moyennant des réformes (|ui soulageraient leurs maux.

Ainsi, nous avons vu l'usage des assemblées profondément enraciné dans le sol de la Gaule comme une tradition dont l'origine se perdait dans le passé. Nous les avons retrouvées dans les institutions romaines, comme un mode d'administration, puis nous avons assisté au triomphe successif de ces deux principes : la puissance de l'individu prévalant dans les assemblées barbares, le pouvoir im]jérial dominant les assemblées de Charlemagne. Au-dessus de ces deux systèmes, l'emportant tour à tour l'un sur l'autre, se maintint l'unité constante d'un usage commun à toutes les races de l'Occident. La féodalité seule put étouiTer un instant la délibération publique ; mais elle reparut aussitôt dans les cités du Nord, où l'esprit municipal prépara peu à peu sa restauration. Une classe d'hommes instruits se forma et s'éleva entre la royauté et la noblesse. Au xui"^ siècle, elle conseilla la royauté; avec le xiv^, elle parvint au pouvoir. Elle prit part à plusieurs assemblées, côte à cote avec les évêques et les barons. En un demi-siècle, les assemblées pro-

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