Villaret, loc. eit
rentré nu Luuvi'c le (l;iii|iliin se liàla d'assoniblor son conseil privé, composé de la fainillc royale et de plusieurs chevaliers ; la plupart se montraient fort irrités, mais n'osaient conseiller aucune mesure violente. Enfin, le lendemain, on prit le parti d'envoyer aux élus plusieurs princes du sang, acconipagnés de M. de Bretagne, un des membres les plus influents de la noblesse ^ Arrivés aux Gordeliers, ils déclarèrent que les conditions étaient trop dures, qu'elles portaient atteinte à l'Jionneur du Roi ainsi qu'à l'autorité du Dauphin, et s'ellbrcèrent d'arracher aux députés (picl(|ues concessions. Mais l'assemblée fut inébranlable ; l'archevêque de Lyon se chargea, en son nom, de congédier M. de Bretagne et de lui signifier que l'acceptation des réformes et la mise en liberté du roi de Navarre étaient les conditions définitives et absolues des Etats.
Le dauphin et ses conseillers attendaient impatiemment au Louvre les résultats de cette entrevue ; leurs dernières ilhisions s'évanouiront lors([ue M. de Bretagne et ceux ([ui l'avaient accompagné, rapportant la ruptui'i' des négociations, leur peignirent les députés pleins de passion, Paris agité, et ouvrirent l'avis de satisfaire au plus vite les Etats généraux : la lutte ouverte était impossible; la guerre étrang('^ pesait assez lourdement sur la France sans y ajouter la guerre civile.
Le dimanche 30 octobre, les membres du conseil ]irivé ([iiittèrent le Louvre en corps pour se rendre aux Cordeliers ^, et, devant les trois ordres réunis, M. de Bretagne déclara ^ que « le conseil donné