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Charles de Blois, duc de Bretafzne

2. << M. le duc d'Orléaus, M. de Brotapne, M. d'Alcnçon, M. d'Ktanipes, M. de Saint-Pol, M. de Houssi el plusieurs autres grands et nobles » (P.-V.).

H. « Au nom de tous les Nobles » (P.-V.). ce qui ne veut pas

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par les trois Etats ('-toit bon, juste, loyal et raisonnable, et qu'il ci'oyoil que M. le duc de Normandie le l'eroit et acconqjliroit ».

D'un commun accord, on fixa la séance solennelle au lendemain matin, veille de la Toussaint, dans la grande salle du ParlcinciiL Mais à peine le dauphin eut-il appris le jour de la séance qu'il en conçut un vif regret; son courroux croissait avec les heures; il songeait ([u'il ne pouvait accepter de telles demandes sans oiï'enser le roi son père, et il résolut d'empêcher à tout prix une assemblée publique dans laquelle on se jouerait de son autorité; mais comment rétracter ses promesses? C'est là ({ue nous voyons poindre le naturel du dauphin, ffu'on croyait si inexpérimenté, et qui montra au contraire en cette circonstance une précoce habileté et le germe de cette finesse qui devait se déployer peu à peu. 11 se souvint que plusieurs de ses conseillers n'avaient point été mandés, et convoqua « devers lui ceux qui n'avoient point été appelés aux choses dessus dites. Il leur exposa lui-même les requestes que les trois Etats lui avoient faites, ainsi que l'ayde qu'ils lui offroient, et voulut que ses conseillers en dissent leur avis ^ »

L'opinion de ces nouveaux venus n'était pas douteuse ; parmi eux se trouvaient quelques-uns des grands dignitaires accusés par les États, personnages dévoués à la cour, qui devaient naturellement défendre avec l'énergie du désespoir l'autorité royale, dont l'abdication aurait entraîné leur fortune et menacé leur vie. Charles appela en même temps auprès de lui ceux

diro au nom de la Noblesse, mais au uom des Nobles composant le Conseil du Dauphin. C'est de là que vient l'erreur de M. Henri Martin, qui prend M. de Bretagne pour le président de la Noblesse. Hist. de France, V, 163. 1. Grondes Chroniques, p. 39.

qui le matin avaient composé le premier conseil. Dominés par l'insistance et la résolution du dauphin, ouiiliant aisément derrière les murailles du Louvre les scènes qui avaient signalé leurs visites aux Cordeliers, parmi les trente conseillers réunis autour de Charles, les uns changèrent subitement d'avis, les autres se rendirent aux calculs des plus habiles, qui démontraient que l'aide était insuflisante pour soutenir la guerre et quelle pourrait à peine fournir à l'entretien de 8 à 9000 hommes. Enfin, entraînés par le courant, les membres du Conseil tombèrent d'accord sur ce point qu'il fnllnit rejeter les propositions des États généraux.

On était au lundi matin, veille de la Toussaint : une immense foule de peuple se pressait dans la grand'chambre du Parlement, d'autant ])lus avide d'entendre les remontrances des élus, que Paris avait su l'animation des députés^le mécontentement de la cour et ses infructueuses négociations. Le fougueux évêque de Laon était prêt à commencer la lecture; on n'attendait plus que le duc de Normandie, lorsqu'on vint de sa part avertir les Etats que le dauphin désirait voir avant la séance trois membres de chaque ordre. La députation sortit aussitôt et rencontra le dauphin avant d'arriver au Louvre. Il avait reçu, leur dit-il, de son père et de l'empereur son oncle des nouvelles fort graves ; il croyait nécessaire de remettre de trois jours la séance solennelle. 11 fit si bien, et le duc d'Orléans *, qui rentra avec les députés dans la grandchambre, calma si heureusement l'effervescence de l'assemblée, qu'elle se sépara sans désordre *.

Si le dauphin avait réussi à gagner du temps, en

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