‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 35 sur 202 · Secousse, préf., p. lx · texte numérisé non relu

Secousse, préf., p. lx

davantage la personne royale ; au nord, on était plus disposé à la mettre en tutelle; mais les bourgeois adhéraient partout à la grande ordonnance de 1355, et acceptaient la responsabilité des vœux, repoussés par le dauphin. Dans cette mesure, les provinces étaient unanimes. Disposées aux réformes, elles voulaient Texécution des promesses royales, sans s'associer pour cela aux actes violents provoqués par la faction qui voulait prondre poiii- chef le roi de Navarre .

Leduc de Normandie était i»;uii le 5 décembre pour Metz, se rendant auprès de Icmpereur Charles IV, son oncle. 11 avait laissé les échevins tout fiers de leur résistance, et Paris prêt à s'enflammer à la première étincelle. C'est lui qui par sa faute alluma l'incendie.

Nous avons vu que le roi Jean, au mois d'août, avait avili le marc d'argent; son fils, en l'imitant au moment même où s'assemblaient les Etats, avait contribué à accroître leur indignation; à la fin de novembre, à bout de ressources, n'ayant pas d'argent pour son coûteux voyage, il ne craignit pas de faire frapper une monnaie plus faible encore K

Cin({ jours après le départ du dauphin, le 10 décembre, les nouvelles pièces furent mises en circulation. En un instant l'émotion fut au comble : à l'irritation naturelle du peuple s'ajoutaient les menées du i)rév(H des marchands, qui. avait un grand intérêt à ùter au dauphin cette ressource, afin de le forcer à recourir aux Etats généraux pour avoir de l'argent'-. Klicunc Marrcl cnui'ut au Louvre pour de-

. 1. De .') livres 5 deniers en déceaibre 13oo, le marc d'argent passait à 7 livres 8 deniers eu décembre 13.56. (Table de l'argent. Préf. Ord.) Voj'cz l'ord. du i'S nov. I;i56 et les commentaires de Secousse dans la préface, .Monnayes, p. ci. 2. Hist. de Charles le Mauvais, I, M8.

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