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Remontrances, art. 9, p

donnés au prince par les États était d'éloigner au plus vite « les mauvais conseillers » et « d'élire, par l'avis des trois États, plusieurs grands, sages et notables du clergé, des nobles et des bourgeois, anciens, loyaux et de bonnes mœurs, qui fussent continuellement près de lui et par qui il se conseillât * ». Choisis parmi les députés, ils devaient résider k Paris et constituer ce qu'on appelait le Grand et Secret Conseil *. Les États demandaient au dauphin que ce conseil fût « souverain de tous les officiers du royaume » et qu'il s'occupât du gouvernement ainsi que de toutes les questions qui seraient soumises par le duc à ses délibérations 3.

Les remontrances donnent idée du désordre de l'ancien Conseil... « Ceux qui poursuivoient la cour, disaient les députés, demeuroient sans avoir la responce quinze jours, trois sepmaines, un mois, et tant que souventes fois plusieurs chevaliers, escuycrs et bourgeois estoient et sont si endommagez par delaiz, (ju'il vendoient leurs ciievaulx, leurs coursiers, et s'en alloient sans responce, mal contens.... et plusieurs en telles indignations, et en telles pauvretez, que ceux qui estoient fianroia en sont devenus anglois, et leurs chastcaux, villes et pays ont tourné en la main et obéissance de nos ennemys '. » L'inh'ii'l politique commandait une réforme immédiate.

Pour stimuler le zèle des nouveaux conseillers et

1. Procès-verbal : remonlraoccs. art. 2, Recueil des États généraux, t. VIII, p. 206. — Isambert, t. IV, p. 182.

2. Le Conseil du roi, Grand Conseil ou Secret Conseil, avait été l'orisine du Parlement et do la Chambre des comptes. Dépouillé de ses attributions judiciaires et finaucières, il était demeuré le Conseil du prince dans les alTaires générales de l'État.

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