Grandes Chroniques, p
soireiHCiil (iiialrr [xiiir incttrc Jcs nouveaux au couraiil, dos afïaires.
Enfin, le premier des (iHiciers royaux, le eliancclier, vil ses fonctions limitées [)ar l'ordonnance. Il ne pouvait plus s(; nu^ler du gouvernement : sa charge était réduiti; au l'ait d(' la justice '.
l^es Etats ne se contentaient pas d'écarter les anriens favoris et de reconstituer les corps judiciaires; ils midtipliaient les précautions pour empêcher à l'avenir l'intluence excessive des courtisans et mettre le dau[)liin dans l'impuissance de détruire, à l'insu du Conseil, l'œuvre des réformateurs. Ainsi, on devait faire prêter à tous ceux qui entouraient le prince, di'|)uis le chanceli(!r jusqu'aux derniers chambellans, le serment de ne jamais demander aucune grâce ou faveur au dauphin directement, mais de présenter leur rr([uêtc en audience du Grand Conseil, pour qu'on put (i avoir avis et connoissance » sur le mérite des personnes ou la nécessité de créer une nouvelle charge, « car c'est notre intention, dit le texte, de pourveoir aux offices et non pas aux personnes - ».
Noble pensée, digne d'i'lre la devise des gouvernements épris du bien publjc, et([ui sert de résumé fidèle à toute l'ordonnance de mars!
En temps de trouble, l'imagination conçoit aisément les réformes, mais les esprits échauffés mettent rarement dans Texêcution de ces mesures la modération qui fait leur succès. C'est une des causes qui firent échouer, au milieu des obstacles de tout genre que suscite une révolution, le grand projet de réformation (jue le Conseil devait faire triompher. Raconter les incidents qui précédèrent sa chute serait retracer