‹ Histoire des États-GénérauxChapitre 65 sur 202 · Ifjid.. t. I, p · texte numérisé non relu

Ifjid.. t. I, p

Paris, on les conlraignnil h payer en les menaçant de les l'aire venir du fond de leur i)ri)vinc(; pour comparaître devant le J'arlement ou le Ghàtelet; habitaientils Paris ou ses environs, leurs riches créanciers les accablaient d'obsessions, usant des moyens les plus odieux pour se faire donner le peu d'argent que les malheureux j)ossédaient. Tels sont les abus dont les Etats obtinrent la su|)pression, en faisant pron<mccr la nullité absolue de ces transports.

D'autres faits attirèrent leur attention. En '1353, le roi J(;an avait fait saisir tous les biens des Lombards résidant en France K Cette conliscation produisit une somme considérable, (jui fut acquise au roi; mais il réserva à la reine Blanche de Navarre, seconde femme de Philippe de Valois, les créances dues aux Lombards et non (încore payées. Comme le recouvrement devait en être fort compliqué, on nomma des commissaires pour diriger la liquidation et juger les contestations qui s'élèveraient à ce sujet. Mais ils s'acquittèrent si durement de leurs fonctions, que les Etats se ]>laignircnt de la « persécution » dont le peuple était l'objet. En outre, les « bonnes gens étoient poursuivis loin de leur pays » ; ce qui les forçait parfois à « finer et composer en diverses sommes pour la crainte des vexations etdespens ». Sur ces réclamations, on décida que nul ne pourrait être ajourné sous prétexte des dettes des Lombards hors des limites de la chàtellenie, et que ces dettes seraient « prescrites et éteintes par l'espace de dix ans ^ ».

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