décembre 13oa, Ord., t. III, p
2. 13 janvier 13.";6. Ord.. t. III, p. 39. Lors^que le roi venait à changer la valeur des monnaies, il rendait des ordonnances pour régler la manière dont seraient exécutés les engage-
MONNAIES l.i?
jdiir, le l'oi (iiTsci.'ivil ;iuk scMiéchaiiv de l'iMiiiii' .iiilniii' (Toux <( des sages et prud'homiucs, tant dEglise, t'orninc nobles et bourgeois, tels et en tel nombre comme bon leur semblera », pour lixcr ki valeur de toutes choses « selon la forte monnoye qui court à présent ' ». (v'est en exécution de cette ordonnance (pfà Paris le roi désigna trente-deux [)crsonnes, choisies dans l'Kglise, le Parlement, la Chambre des comptes, le Chàtelet et le corps des échevins et l)ourgeois, pour établir le salaii'e des ouxriers et fixor le prix des denrées -.
t^nlin deux ordonnances dcjiveut être particulièrement notées : le mandement du KJ janvier 13o6 pour liiirc frapper une monnaie d'argent, et celui qui fut rendu iifin de démonétiser certaines pièces et d'empêcher l'exportation des monnaies.
Ces deux documents offrent un caractère commun. Après avoir rappelé les décisions des Etats généraux de décembre, le roi fait allusion à une délibération plus récente des prélats, des nobles et des cowuits et députés siu- le fait des trois Estais du royaume ^.
inents. Ces ordonnances ont été étudiées et expliquées avec soin dans une note de Secousse, Ord., t. III, p. 40, note b.
1. Lettres aux sénéchaux pour le payeuient des debtes et la diminution du prix des denrées, Ord.. t. III, p. 4f).
2. « Vous mandons et commettons que... vous pourvéez et ordonnez... comment les denrées, salaires, loyers et œuvres soient amenées et mises, vendues et délivrées à ceux qui en voudront avoir pour leur argent et pour justes, loyauls et raisonnables pris, solon ladite forte monnoye... » Lettres du 13 janvier 1356, Ord., t. III, p. 47.
3. « Et de|)uis ce. Nous avons entendu et sommes pleinement informés par nostre conseil, et les dessusdits prélats, barons et avi'cques eulx, les commis et depputrz sur le fait des trois Estais de nostre royaume... » (16 janvier 1336. Mandement pour faire ouvrer des gros deniers blancs et pour fixer le prix de l'argent. Ord., t. III, p. 49.) — .... Commis et depputez, sur le fait et gouvernement des trois Estais de nostre dit
158 ÉTATS DU UOI JKAN
Veut-on parli'r dos surintendants, ou Ijien, en se séparant, les Etats avaient-ils donne un mandat régulier à plusieurs députés? Nous ne le savons pas exactement, mais il n'est pas improbable que le roi, pour se rendre favorables les députés qui allaient être de nouveau réunis en mars, ait demandé des conseils aux membres des Etats qui étaient demeurés à Paris, prêts à donner leurs avis et à agir au besoin pour garantir l'exécution fidèle des promesses royales.
En résume, lorsque les Étals s'étaient assemblés, le désordre des monnaies s'aggravait de jour en jour, le marc d'argent dépassait dix-buit livres, on ne pouvait se servir des monnaies d'or ni contracter lihrement; le cours des monnaies n'avait d'autre régli' (|ue le caprice du prince. Quand, cinq mois plus tard, ils se séparèrent, le mal semblait arrêté; le roi avait pris les engagements les plus solennels, le marc d'aigent était remonté à cincj livres et demie, on pouvait se servir des florins d'or, enfin il était permis desjjérer que le commerce allait reprendre quelque vie, grâce aux mesures imposées par la volonté des Etats généraux.
Les États s'étaient séparés depuis trois mois à peine, que, déjà à bout de ressources, le roi, se fondant sur rinsulïisance du subside, qui avait été difficilement perçu, recourait à une nouvelle altération des monnaies. Au mois de janvier 1350, le marc valait cinij livres cinq deniers; en août ISoO, il était porté à six livres dix deniers *. Enfin, a\i moment où se réunissaient de nouveau les États, le marc d'argent avait atteint luiit livres dix-sept deniers ^
royaume... (Mantlement pour faire défendre d'exporter des monnaies, 23 février 1335. Ord., t. 111, p. iiO.)
1. Ord. du 26 juillet 1356, t. III, p. 71. — Ord. du 3 août, t. III, p. 72.