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Ordonnance de décembre, art

3. Il ne faut pas considérer toutes ces compagnies comme des bandes de brigands : s'il s'en trouvait parmi elles, il faut

que le>^ hoIjIcs," protégés par les fossés de leurscliàtt-aux et ne sortant guère (pi'avic les hommes d'armes ou une suite i-espectahle; les \illages étaient exposés à lem's premiers coups, et les rieliesses des églises, mai défendues, tentaient leur ('u|)idité. Aussi les réclamations ne furent-elles portées aux Ktats généraux (juc par les gens d'Eglise et par ceux des bonnes villes. L'article 30 ordonne en consé(pu3nce « ipi'il sera crié et défendu pul)li(iuement, sur la hart, ((ue nids soudoiers nepreignent, [)ill('nt et rob])ent l»lrz, \ins, \i\fesou autres choses, en ipiclque lieu (|ue ils aillent, ni sur (pielcjue personne cpie ce soit: et si ils prenoient ou s'eflbrçoient de prendre quelque chose de leur autorité. Nous voulons que chascun leur puisse résister par voie de l'ait K » L'ordonnance règle ensuite certains points (pi'il est bon de relever. Comme nous l'avons vu plus haut en matière de prises, les gens de la campagne pourront s'assembler, même au son de la cloche ~, pour résister au pillage, et devront courir à la plus prochaine Justice pour appeler du secours. Si les justiciers « en sont négligents depuis qu'ils en auront esté requis, ils seront privés de leurs offices, et seront tenus à rendre le dommage aux bonnes gens ». Les victimes de vols pourront poursuivre les capitaines, « aussi bien comme ils feroient les soudoiers, et seront tenus les capitaines

reconnaître qu'au commenceoienl du xive siècle, c'étaient le plus souvent des troupes de condottieri, conduites par quelque chef noble, hardi coureur d'aventures, incapable d'empêcher le désordre de ses soldats, mais les ayant convoqués pour détendre le pays et repousser au début de l'invasion les Anglais. Dix ans après, en 1367, elles avaient déjà changé de caractère.

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