‹ Histoire des États-Unis de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 106 sur 147 · Aulobiographie de Franklin · texte numérisé non relu

Aulobiographie de Franklin

, natale. Les 1, Jeremiah rre en 471#, tant en son net, Halley, e de Cloyne, squ'il partit ppriété d'une e d'en distriétudiants en in millier de 1s, œuvres de 140 à 1766, un e. Une loterie ents. Lors de de Whitefield, ale par Philip

r, à l'instar de rale. Les qua- 1 étaient enseire Keith fut le primeries dans ue Franklin en édité par Bradnklin fonda la

ion en vers latins it était touchant, st

ses

Whéelock, premier ège de New-lerse}s

‘y's Sketch of Y«le

; Q ds ETAT SOCIAL ET INTELLECTUEL. 439 sasette de Pennsylvanie ex 29, et l'i ir | qu'il avait oi de ro di du a Bradford le titre d’imprimeur de Dasdentée pie Ne ee " fonda pur souscription la première bibliothèque publi Mes | nies situées au sud de Boston ‘. La compagnie nas sb A onze ans plus tard, une charte des propriétaires de Ja Penn | . . : pa LA AR AE avec le temps une des plus jai de F4 mérique. En 1732, Franklin commença la ab | ù s ta la publication de rage a Le célèbre sous le nom char icati i

pendant vingt-cinq ans. dt ne au Ne thèque, Franklin publia en 1749 ses Observations élites y pe A cation de la jeunesse, avec l'intention d'organiser une : nul pour l'établissement et l'entretien d'une académie n peu de temps 5 000 livres sterling. Les nousertploure Hans parmi eux vingt-quatre administrateurs et chargèrent l'att is vénéral Francis et Franklin de rédiger les statuts de l'ét blisue. ment. Un local fut loué, des professeurs pre et se sv ouverts dès la même année. Quelque temps après Les dur re leurs furent constitués en corporation par une hits du pra neur. Les fonds s'accrurent par des contributions Fr : Angleterre, par des dons de terrains que firent les ro wi ta ” el par des libéralités de l'Assemblée. Un bâtiment A ( , ie l'Académie fut ainsi le berceau de l'Université de op a D. F ranklin resta administrateur pendant quarante ans. Parmi es premiers trustees se trouvaient, avec Franklin, quelques

des citoyens les plus éminents de Philadelphie PP lhomas Hopkinson, Richard Peters, Jacob Duché CI rl Wil ling, Philip Syng. RP

En 1751 s'ouvrirent les premiers cours: i

maliques. La charte ÿ eut ceux ne pen sophie naturelle et morale, Une autre charte de eee ee pouvoir de décerner des grades à une faculté ainsi Men à

1 « Quand je nr'é i .«Q m'élablis en Pennsylvanie, i À - sylvanie, il ne set i dans aucune des € ns } , se trouvait pas une bonne librairi op Agen soir au sud de Boston, A New:Yorle et à Philadel ne b -] i :

re adittrla ai que du papier, des almanachs, des ballades et ds Hess

OUT 4û DrO . Les amateurs de lecture étaient obligés de s'adresser a is | e procurer des livres, » Franklin | Pen

prévôt, le vice-prévôt et les professeurs du collège et de l'académis de Philadelphie, dans la province de Pennsylvanie ». Le révérend William Smith fut choisi pour le premier prévôt. C'était un Écossais, graduate de l'Université d'Aberdeen, un lettré, comme le prouvent ses essais publiés de 1757 à 1758 dans l'American Magazine, sous le nom de The Hermit. En 1759, à la suite d’un conflit ave: l'Assemblée de Pennsylvanie, il fit un voyage en Angleterre d'ou il rapporta en 1762, avec le grade de docteur en théologie reçu à Oxford, 6 009 livres sterling pour son collège. Le nombre des élèves s'accrut si vite qu'en cette même année 1762 il fallut, avec des fonds recueillis par une loterie, élever un bâtiment spécial pour les jeunes gens qui venaient des autres provinces ou des Indes Occidentales. En 1765 commença au collège de Pennsylvanie l'enseignement médical avec les docteurs Morgan (physique), William Shippen (anatomie et chirurgie), Kubn (botanique) et Benjamin Rush (chimie). L'école de médecine fut régulièrement organisée en 1767 !.

Le révérend William Tennent avait établi à Neshaminy, dans une maison fort modeste (d'où vint le surnom de Log College), une école qui eut de très humbles destinées et disparut après son fondateur, Mais cette école conduisit à la création d’un Collège de New-Jersey, établi d'abord en 1746 à Elisabethtown, reconstitué avec une charte concédée par le gouverneur Belcher à Newark jusqu'en 1757, et placé sous la direction du pieux ministre le révérend Aaron Burr *. Celui-ci, né dans le Connecticut en 1716, était le gendre de Jonathan Edwards et l'ami du réformateur religieux Whitetield. Les prédications des revivalists avaient eu pour conséquence une division de l'Église presbytérienne, et la province de New-Jersey était rattachée au synode de New-York, distinct du synode de Pennsylvanie. Burr était un linguiste distin-

gué; il composa une grammaire latine qui fut imprimée à New-

York et mise en usage au collège sous le nom de grammaire de Newark. Lorsque Burr mourut (1757), le collège fut transféré à Princeton et eut pour président Jonathan Edwards qui arrivait de Stockbridge et mourut quelques mois plus tard (1758). Un Pennsvl-

4, George-B, Wood, History of the University of Pennsylrania 2. Père du célèbre Aaron Burr, vice-président des États-Unis de 1804 à 180:

et de l'acalvanie ». Le évôt. C'étail ttré, comme

merican Mae d'un conflit n Angleterre en théologie », Le nombre nnée 4762 il lever un bàties autres pronea au colège cteurs Morgan rurgie), Kuhn e médecine fut

eshaminy, dans à Log College), parut après son d'un Collège de wn, reconslilué cher à Newark eux ministre le ecticut en 1710.

du réformaleur lists avaient eu wtérienne, et la A de New-York.

linguiste distinhprimée à New- Û grammaire de , fut transféré à s qui arrivail de 58). Un Pennsyt

t de 1804 à 180

ÉTAT SOCIAL ET INTELLECTUEL. 4 vanien, Samuel Davies, avait été en Angleterre quèter des fonds pour ie collège, et c'est grâce aux dons qu'il avait ainsi obtenus que fut construit en 1756 le bâtiment de Princeton, le plus beau et le plus vaste qui existât jusqu'alors dans la colonie. L’édifice reçut le nom de Nassau-Hall, le gouverneur ayant décliné l'honneur du nom de Belcher Hall. Davies, qui avait trente-trois ans, fat désigné en 1759 comme successeur de Jonathan Edwards, mais il mourut en 1761. Après lui Princeton eut pour directeurs Samuel Finley jusqu’en 1766 et le docteur écossais Witherspoon qui devait jouer un rôle politique assez actif pendant la révolution et resta président du collège jusqu’en 1794".

Une charte royale du 31 octobre 1744 institua le Collège du Roi, King's College ?, dans la ville de New-York. Des fonds avaient été réunis depuis quelque temps, au moyen d’une loterie, pour cette fondation, et remis aux mains de trustees, appartenant, pour la plupart, à l’Église d'Angleterre et au conseil de la paroisse de Trinity Church. L'emploi en fut retardé par l'opposition du parti de William Livingston qui, pour enlever l'administration des capitaux aux trustees représentant l'influence de l'Église établie, voulait que le collège fût fondé par un act de l'Assemblée, L'octroi de Ia charte royale mit fin au conflit. Trinity Church donna aussitôt des terres, à la condition que le président du collège serait toujours un membre de l'Église anglicane. Des sommes importantes ayant été recueillies dans la métropole, le docteur Samuel Johnson, élève de Yale, fut choisi comme premier président, Il était allé en Angleterre chercher l'ordination épiscopale, et en revenait avec le grade de docteur en théologie conféré par l'université d'Oxford. Franklin avait voulu lui confier la direction de l'Académie de Philadelphie, récemment fondée. La première pierre du bâtiment du collège fut posée en 1755 et le collège inauguré en 1758. L'esprit dans lequel était fondé ce nouvel établissement d'instruclion apparaissait suflisamment par le patronage du gouvernement roval et de l'Eglise d'Angleterre, I différait complètement de celui qui avait présidé à la création de Harvard et de Yale, produits

1. Archibald Alexander, History of the Log College, — Ashbel Green, Historical Sketch of the Origin of the College of New Jersey. 2. Après la révolution, Columbia College,

de l'initiative privée et foyers de propagande congrégationaliste.

Le collège de Rhode-Island! fut fondé à Providence par les efforts personnels du révérend James Manning, ministre baptiste, élève du collège de Princeton. La charte, concédée en 176% par l’Assemblée générale, stipulait que l'ensei;;iement serait fondé sur le principe de la liberté absolue de conscisnce, avee exclusion rigoureuse de toute préoccupation de secte. L'établissement resta dirigé par Manning jusqu’en 1792.

Un second établissement fut fondé avant la révolution dans le New-Jersey, Rutgers College (1770), à New-Brunswick, sous le patronage de l'Église réformée kuilandaise. Signalons encore, la même année, l'établissement dans le New-Hampshire du Collège Dartmouth. Un ministre de Lebanon (Connecüeut), disciple zélé de Whitefield, le D' Kleazer Wheelock, avait institué chez lui un enseignement pour de jeunes Indiens qu'il destinait à porter l'Évangile chez les tribus indigènes. Après un don de Joshua Moor, l'humble établissement prit le nom de Moors Indian Charily School. Un des élèves indiens, Samson Occom, de la tribu des Mohegans, alla recueillir en Angleterre des fonds qui furent remis à un comité de trustees, sous la présidence de lord Dartmouth, un des souscripteurs. Pour rapprocher son école des tribus indiennes, le D' Wheelock la transporta dans l'ouest du New-Hampshire, el obtint du gouverneur de cette province, Wentworth, en 1770, une charte qui transforma l'institution en un collège. La petite ville de Hanover, sur le Connecticut, fut choisie pour site de l’établissement qui reçut le nom de Collège Dartmouth.

A. la création des collèges coloniaux se rattache la formation de sociétés ayant pour objet l'achat et la réunion de livres destinés à un usage commun. La Société de la Bibliothèque de Charleston el la Bibliothèque de la Société de New-York sont, avec la compagnie de Philadelphie, dont il a été parlé ci-dessus, les plus anciens élablissements publics de ce genre aux États-Unis. La premiere fut fondée en 1748 par une association de dix-sept jeunes gens qui formèrent entre eux un fonds destiné à l'achat de nouveaux écrils et magazines en Angleterre. Les premières cotisations s'élevérent

1. Brown University depuis 1804, du nom du plus éminent des bienfaiteurs du collège,

gationalisle ence par les tre baptiste, en 476% par rait fondé sur ee exclusion sserment resta

lution dans le swick, SOUS le ons encore, la ire du Collège }, disciple zélé stitué chez lui stinait à porter le Joshua Moor, Indian Charily de la tribu des qui furent remis 4 Dartmouth, un tribus indiennes, v-Hampshire, el th, en 17170, une La petite ville de te de l’établisse-

e la formation de livres destinés à de Charleston el vec la compagnie plus anciens éta-

La première fut jeunes gens qui \ nouveaux écrits ations s'élevérent

L des hienfaileurs du

ÉTAT SOCIAL ET INTELLECTUEL. 443 à dix livres sterling. Deux ans plus tard l'Association comptait cent soixante membres. Elle obtint une charte en 1755.

La bibliothèque de New-York eut pour origine le don fait en 1700 par le révérend J. Sharp, chapelain du comte de Bellamont, vouverneur de la province, de quelques gros volumes de théologie, déposés dans une pièce spéciale pour l'usage du publie. Ce premier stock s’accrut vers 1730 par l’adjonction des livres d'un recteur anglais. En 1754 se forma une association dans le but de grossir par de nouveaux achats de livres la collection déjà possédée par la cité. Mais ce n’est qu’en 1772 que l'association reçut son nom et une charte.

Il faut encore citer la bibliothèque Redwood à Newport (Rhode- Island). Quelques notables habitants de la ville avaient formé en 1729, sous l'impulsion donnée par la présence du doyen George Berkeley à un certain goût pour les choses intellectuelles, une association, sorte de club analogue à la Junte de Franklin, et qui se proposait «le développement de la science et de la vertu ». Le chef de ce groupe d'amis des lettres était Daniel Updike, l'attorney général de la colonie, qui s'était lié de grande amitié avec Berkeley. Le club fut pendant quelque temps une société de discussion, puis s'occupa plus spécialement d'achat de livres, objet pour lequel un riche habitant de Newport, Abraham Redwood, donna cinq cents liv. st. La société, voulant construire un édifice où fussent logés les livres achetés, obtint de la colonie une charte d'incorporation (1747) sous le nom de Compagnie de la Bibliothèque Redwood, Une souseription fut ouverte et produisit 5 000 liv. st. Le monument fut achevé en 1750.

Benjamin Franklin, fondateur de la première bibliothèque publique de la Pennsylvanie et de l'académie de Philadelphie, fut encore l'initiateur des sociétés savantes, si nombreuses aujourd'hui aux États-Unis. Le 14 mai 1743 il lança une circulaire imprimée, ayant pour litre : Une proposition pour le développement des connaissances utiles parmi les plantatiois anglaises en Amérique. Une association fut rapidement constituée sous le nom de American Philosophical Society, avec Thomas Hopkinson pour président, Franklin, écrivant le 5 avril 1744 à Cadwallader Colden, de New-York, dit que « la Société est formée et a tenu

déjà plusieurs séances d'une façon satisfaisante. » Il organisa en 1750 une autre compagnie, formée principalement des membres de l'ancienne Junte, groupe d'amis qu'il avait constitué peu de temps après son établissement à Philadelphie. En 1769 les deux associations réunies formeront la « Société philosophique américaine », dont Franklin sera élu le premier président, et qui aura pour

chefs après lui, jusqu'en 1818, David Rittenhouse, Thomas Jefferson et le D' Wistar. |

| organisa en

s membres de

peu de temps es deux as50- > américaine », qui aura pour ouse, Thomas

Page 1