Phi] célèbre h qui le ro Conseil, I conta en Connu au
sachuà l'anr était roquer, 1 veto à e deux es conseraient un vole verneur seil était s publi- , étaient avait été nseil des périeure, nseil. Le ers de la légal; la y papistes.
it par les jouissant briété perserva pas le Massa- 1692 lui ise et l'ex-
navire espa-
it, Phipps Y
gouverneur
Les exécutions pour sorcellerie (1688-1693).
En arrivant à Boston, le nouveau gouverneur ! trouva les colons attristés de la perte de leur indépendance, harassés par de continuelles incursions des Français du Canada, et toute la population en proie à un véritable affolement causé par le développement subit d’une maladie morale, fort commune à cette époque, la peur du diable, la croyance aux sorciers, Ce fléau avait fait de nombreuses victimes dans l'Europe du moyen âge et en faisait encore en Angleterre à la fin du xvn' siècle, L'accès fut heureusement de courte durée en Amérique, mais resta longtemps dans le souvenir des habitants de la Nouvelle-Angleterre. Hutchinson ne lui consacre pas moins de quarante pages dans son histoire du Massachusetts. Les protestants, pleins d'un dédain superbe pour les fables papistes, élaient fort crédules eux-mêmes à l'égard des légendes scandinaves ou orientales relatives à la magie et à la sorcellerie, Ils admettaient que le diable fit un pacte avec certaines malheureuses personnes appelées sorciers ou sorcières, C'élait comme une parodie du pacte ou « covenant » passé entre Dicu et ses élus. La sorcière, ordinairement une vieille femme de la classe la plus humble, vendait son âme pour le privilège de lourmenter ses voisins, Non seulement Jacques "croyait fermement à l'existence des sorciers, il se vantait encore de posséder à fond l'art de les découvrir etil écrivit sur cette matière un savant traité, De 1648 à 1660 des personnes faisant profession de découvrir les sorciers parcouraient l'Angleterre de comté en comté et envoyèrent maintes viclimes à la mort, la peine capitale étant édietée depuis Henri VII contre le crime de sorcellerie, Les lois fondamentales du Massachusetts avaient fait également de la sorcellerie un crime pas-
LU
sible de mort, En 1650 Margaret Jones fut pendue comme sor-
1. Phipps était à la dévotion d'Increase Mather (gendre de John Cotton, le célèbre ministre des premiers temps de Boston), agent de la colonie à Londres, à qui le roi avait remis le choix du gouverneur et la désignation des membres du conseil, La part prise par Mather dans l'élaboration de la charte nouvelle lui coûla en partie sa popularité dans la colonie en dépit de son attachement bien connu aux principes de l’ancienne école théocratique.
cière; miss Hibbins de Boston eut le mème sort en 1655, et Ann Cole de Hartford en 1672.
Cependant l’incrédulité commençait à se répandre dans la Nouvelle-Angleterre, On doutait de la réalité de l'intervention du démon dans les affaires humaines. Increase Mather avait cru devoir publier un gros livre pour combattre le scepticisme naissant. Comme pour donner raison à Mather, le diable se mit, en 1684, à faire parler de lui plus que d'habitude. Il hanta d’abord une maison du village de Newbury. La population effrayée voulut trouver une sorcière; une pauvre femme fut dénoncée, trainée devant la Cour, condamnée par le jury, et ne fut sauvée que par la fermeté du gouverneur Bradstreet soutenu par le parti modéré.
En Angleterre des ministres zélés avaient aussi à lutter contre les progrès du doute. Richard Baxter et sir Mathew Hale, lord grand juge, se distinguèrent au premierrang des croyants. Quelques sorciers ayant été jugés, condamnés et exécutés, le compte rendu de ces procès fut reproduit à un grand nombre d'exemplaires dans le Massachusetts et ces étranges histoires enflammèrent l'imagination populaire.
En 1688 quatre enfants de cinq à treize ans appartenant à une famille pieuse de Boston parurent tout à coup possédés du démon. Ils aboyaient, miaulaient, devenaient sourds, muets, aveugles; leurs jambes se tordaient; ils criaient qu'ils étaient piqués, pincés, écorchés ; ils présentaient enfin tous les signes révélateurs de l'ensorcellement, tels qu'ils étaient décrits dans les livres traitant ce grave sujet. Quatre ministres de Boston et un de Charlestown vinrent passer une journée en prières dans la maison ensorcelée et décidèrent qu'une vieille servante, qui s'en vantait d’ailleurs ellemème, était la cause de tout le mal. Elle fut jugée, déclarée coupable et exécutée, Le cas excita l'enthousiasme de Cotton Mather, fils d'Increase Mather et petit-fils du grand Cotton, déjà ministre à Boston à vingt-cinq ans, un prodige d'instruction, d'éloquence et de piété, aussi fanatique que vaniteux, produit parfait de l’école de théologie puritaine. Il publia aussitôt un traité des « Memoruble Providences se rapportant à la sorcellerie et à la possession démoniaque » précédé d'une préface écrasante contre les saducéens,
al
ca lai in ma jeù ce Sal pou dén dire telle mag aceu:
pPersu l'autr tendu les as, des HT même arriva
son au
cour $s
SOUs-0"(
d'un h des Bo Ce tr
üuu 23 4
l'accusè
leurs vo rapidem
Lu L'as lement, pa Ciers est al Saturait pot Jours, qui
Sélever au l'aent de lisme popu
Ann
Nou- \ du evoir sant.
1684, A une voulut rainée se que e parti
contre le, lord uelques e rendu res dans l'imagi-
nt à une h démon.
veugles; s, pincés, de l'enaitant ce own vinbreelée et
urs ellearée Cou- Mather, ainistre à quence el l'école de Jemorable on démohducéens,
FIN DE L'INDÉPENDANCE DU MASSACHUSETTS. 227 alias les incrédules ‘. Trois années se passèrent sans nouveaux cas; mais en 1692 les filles d’un ministre de Salem, Parris, présentant les symptômes de la possession, accusèrent leur vieille servante indienne de les avoir ensorcelées. Des ministres vinrent dans la maison et passèrent une journée à prier et à jeüner. Tout le village jeûna. Un jour de jeüne fut prescrit dans toute la colonie. Aussitôt ce fut comme un accès de délire. On ne rencontrait plus dans Salem que filles et femmes ensorcelées. Un comité fut nommé pour découvrir les sorciers. Une foule de personnes furent dénoncées. Le moindre signe inspirait le soupçon de relations directes avec le diable. La terreur était partout. L'affaire prit de telles proportions que le gouverneur vint à Salem avec cinq des magistrats et composa un tribunal devant lequel parurent les accusés. La foule qui se pressait autour de ces malheureux était persuadée que le diable agissait en eux, passant d'un corps dans l'autre. En face des prétendues sorcières se tenaient leurs prétendues victimes dont l:s contorsions faisaient frémir d'horreur les assistants. Bientôt le cercle de la contagion s'élargit. IL y eut des accusés à Andover, dans plusieurs autres villages, à Boston mème. Plus de cent personnes étaient déjà en prison. Phipps, qui arrivait d'Angleterre comme gouverneur, voulut faire montre de son autorité et ordonna de mettre les prisonniers aux fers. Un: cour spéciale fut instituée sous la présidence de Stoughton, le sous-gouverneur, personnage dur, froid, élevé dans les principes d'un bigotisme étroit et implacable. Les six autres juges étaient des Bostoniens ayant un grand renom de sagesse et de piété.
Ce tribunal spécial tint successivement trois sessions du 2 juin au 23 septembre. Une femme fut pendue parce que ses voisins l'accusèrent d'avoir causé par des opérations magiques la mort de leurs volailles ou de leurs bestiaux. Les exécutions se succédèrent rapidement, Un malheureux, coupable d'avoir exprimé quelques
1 « L'assertion que Cotton Mather ne fut pas de bonne foi et engagea délibérément, par intérêt personnel, la population de Boston dans la croyance aux sorciers est absurde... Cotton Mather joua en partie le rôle d'un démagogue; on ne saurait pourtant !e classer au rang de ces hommes dépravés, si communs de nos jours, qui jouent des préjugés populaires qu'ils ne partagent pas, en vue de s'élever aux honneurs et aux pouvoirs. La situation, les convictions et le tempérament de Mather firent de lui, en cette occasion, l'organe et l'instigateur du fanalisme populaire, » (Hildreth.)
doutes sur la justice des arrêts rendus, paya de sa vie cette audace. Le ministre Burroughs subit bientôt le même sort. Il avait beaucoup d’ennemis qui furent autant d'accusateurs ; il était petit mais très vigoureux : c'est le diable qui lui prêtait sa force. Burroughs eut en outre le tort de nier publiquement la possibilité de la sorcellerie : donc il était sorcier. Il fut pendu. Il n'y eut bientôt plus qu'un moyen d'échapper à la mort, c'était de faire des aveux. Persister à se déclarer innocent passait pour une preuve indéniable de possession démoniaque. Une foule de gens s’empressèrent de s'avouer plus ou moins sorciers; d'autres, pour n'être pas accusés, accusaient au hasard leurs voisins, leurs amis, leurs parents. Le 23 novembre, au moment où la cour s'ajournait pour deux mois, il y avait eu déjà vingt pendaisons. Huit autres condamnés attendaient l'exécution de leur sentence. Les prisons étaient pleines. Les accusations arrivaient chaque jour plus nombreuses au tribunal. Pour exciter le zèle des juges et soutenir le fanatisme de la foule, Cotton Mather préparait son livre des Merveilles du monde invisible, apologie exaltée des meurtres judiciaires qui se commettaient.
Cependant un revirement d'opinion était proche. Les accusateurs, enhardis par le succès, commençaient à s'attaquer à des personnes que leur situation semblait mettre hors d'atteinte. Le fils de l’ancien gouverneur Bradstreet dut prendre la fuite. Des insinuations furent lancées contre lady Phipps, la femme du gouverneur. On se récria et les modérés osèrent relever la tête. Quelquesuns firent observer tout haut que le tribunal spécial avait violé à plusieurs reprises les règles judiciaires, faussé la procédure, fait preuve d'une évidente partialité, employé la torture pour ohtenir des aveux, Quand la Cour générale se réunit, elle fut saisie de protestations contre certaines condamnations obtenues sur le témoignage d'enfants. La cour supérieure fut dans le mème temps constituée aux termes de la nouvelle charte et le tribunal spécial supprimé. Lorsque la cour tint sa première session à Salem (janv. 1693), la fièvre de la sorcellerie était tombée. Sous une pression très vive de l'opinion transformée, les juges (presque tous les mêmes qui avaient siégé dans le tribunal spécial) durent modifier leurs décisions. Il n’y eut plus d'exécutions capitales: les
phèi Angl
idace.
beaut mais oughs la sorôt plus x. Peréniable rent de accusés, ents. Le ax mois.
és attenpleines.
s au lrisme de la du monde | se COM-
es acCUSsuer à des nte. Le fils Des insiu gouver- Quelquesait violé à édure, fait dur obtenir { saisie de es sur le 1ème Lemps nal spécial h à Salem is une pres resque Lou jal) durent pitales: Les
acquittements furent de plus en plus nombreux. Un ordre de Phipps rendant à la liberté tous les pri-onniers mit fin à ce honteux épisode de l’histoire coloniale ‘. Vingt ans s'écoulèrent toutefois avant que les héritiers des victimes et ceux qui avaient dû chercher leur salut dans la fuite, pussent obtenir une indemnité partielle pour leurs pertes pécuniaires. Cotton Mather et Stoughton n'exprimèrent jamais ie moindre regret de la part qu'ils avaient prise dans cette aventure et restèrent en possession de l'estime publique. Un coup sensible n’en était pas moins porté à l'autorité du parti théocratique, à l'influence des ministres de la religion sur les affaires publiques.
Dar gui , Lniasi Mu: ;
L. Par suite d’une décision du roi Guillaume, la sorcellerie, l’hérésie, le blas-
phème cessèrent cette même année de figurer dans le statute-book de la Nouvelle- Angleterre comme des crimes passibles de la peine capitale.