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CHAPITRE XXV CAROLINE DU NORD

La province Carolina concédée à huit propriétaires (1663). — Shaftesbury el Locke, Les « Conslitulions fondamentales » (1670), — La Caroline du Nord (1715), Abandon de la charte (1730).

La province Carolina concédée à huit propriétaires (1663).

Huit gentilshommes qui avaient partagé l'exil de Charles IT et contribué à sa restauration, obtinrent de lui (1663), en récompense de leur dévouement, la concession du pays situé entre le 36° degré de latitude au nord et la rivière San Mateo au sud. Cette donation reposait sur des données géographiques encore très vagues et les limites territoriales en furent remaniées peu de temps après. Elle fut appelée colonie ou province Carolina, du nom du roi Charles IE *.

Le pays n'était pas absolument vide d'habitants blanes, Trente ans auparavant Charles I avait déjà concédé une partie de celle région, sous le nom de Carolans, à sir Robert Heath, mais celui-ci n'avait fait aucun usage de sa patente, Vers 1660, une troupe d'aventuriers, venus de la Nouvelle-Angleterre, s'était établie près de l'embouchure de la rivière Cape Fear, à Oldtown Creek, L'établissement ne prospéra point; cependant les colons ne se décou-

1, Les concessionnaires étaient : lord Clarendon: Monek, due d'Albemarte: lord Craven: lord John Berkeley, et son frère sir William Berkeley, gouverneur de la Virginiez Ashley Cooper, comte de Salisbury; sir George Carlerets sir George Colleton,

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Un Virginien avait exploré dès 1622 Le pays au sud de la Virginie jusqu'à la rivière Chowan et vanté à son retour la fertilité du sol et la douceur des indigènes. Peu à peu les courses des Virginiens dans la même direction se multiplièrent; quelques familles s'élablirent sur les rivages d’Albemarle Sound à Nansemund. Après la restauration des Stuarts, ce premier groupe d'habitants fut grossi par un afflux de non-conformistes qui redoulaient l'esprit nouveau dont le gouvernement de la Virginie allait ètre animé, el se hâtaient de quitter la province.

Les nouveaux propriétaires de la Carolina chargèrent l’un d'eux, sir William Berkeley, qui gouvernait la Virginie, de prendre possession en leur nom de l'établissement de Nansemund. En méme temps une proclamation avertit les colons de Ia rivière Cape Fear qu'ils étaient autorisés à conserver les terres dont ils avaient pris possession, sous la condilion d’un serment d'allégeance au roi et aux propriétaires, Une Assemblée composée da gouverneur, d'un conseil et des délégués des hommes libres serait convoquée aussitôt que l'état de la colonie le permettrait, La liberté religieuse était assurée aux colons; d'ailleurs il n’y eut pas un seul ministre d'un culte quelconque dans la colonie pendant les vingt premières années. Berkeley d'autre part, dans sa visite à Nansemund, confirma les droits existants et fit de nouvelles concessions de lerres. Des colons des iles Barbades s'établirent (1665) sous la conduite d’un baronnet besogneux, John Yeamans, sut la partie de la côte comprise entre le Cap Fear et la rivière Charles, La mème année les propriétaires, connaissant mieux la géographie du pays à la suite d'explorations qu'ils avaient ordonnées, se firent délivrer une nouvelle charte qui leur concédait tout le pays entre le Currituck nlet au nord et le 29e degré de latitude au sud, c'est-à-dire le territoire actuel des deux Carolines et de la Uéorgie, une partie de la Floride, et tout le continent à l'ouest entre ces deux limites nord et sud, Cette propriété était constituée comme une dépendance féodale du manoir East Greenwich, sou-

mise au payement d'une rente de vingt mares et du quart de tout l'or et l'argent qu'on y pourrait trouver. Ea charte prodiguait les libertés et privilèges aux colons; elle leur donnait, outre la garantie de ‘ous les droits civils et politiques de citoyens anglais et une complète liberté religieuse, l'exemption de toute {axe d'importation en Angleterre et dans les pays anglais per lant sept années. Clarendon était alors détenteur du graud sceau, ce qui explique le caractère libéral de ia charte carolinienne de 1665 comme aussi des chartes du Connecticut et de Rhode-Island concédées vers la même époque.

Les colons établis entre le cap Fear et la rivière Charles étaient en 1666 au nombre d'environ huit cents; ils vivaient en bonne intelligence avec les Indiens et faisaient un grand commérce de bois avec les Barbades, leur pays d'origine. Ils échangeaient aussi du tabac et du blé contre divers produits de la Nouvelle-Angleterre. Le petit établissement de Nansemund {Albemarle Sound) ne se développait, au contraire, que lentement. Stevens remplaça Drummond comme gouverneur (1667). Avec le consentement des propriétaires qui recherchaient tous les moyens d’atlirer des habitants dans la colonie, il concéda à la réunion des délégués des hommes libres le droit d’élire la moitié du conseil ou chambre haute, lui-même gardant la nomination de l'autre moitié. C'était le système appliqué dans la Nouvelle- Angleterre, où la branche populaire de l'Assemblée était admise à une part dans la composition de la branche aristocratique (à la fois conseil du gouverneur et cour d'appel). La première Assemblée de la colonie de Nansemund se réunit en 1669. Les actes de cette législature sont caractéristiques de l'espèce d'aventuriers qui élaient établis en Caroline. Les colons étaient garantis pendant cinq années contre toutes poursuites relatives à des faits antérieurs à leur arrivée; un véritable asile était ainsi ouvert aux débiteurs et aux criminels. Les nouveaux immigrants étaient exemptés de toute taxe pendant une année. Ils recevaient gratuitement des terres, mais le titre de propriété ne devenait définitif qu'après deux ans de résidence. Les lois votées par cette Assemblée régirent la Caroline du Nord jusque vers le milieu du xvin° siècle.

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Shaftesbury et Locke.

Les « Constitutions fondamentales » (1670).

Ge n’était cependant pas pour fonder des instilutions populaires et laisser les colons se gouverner eux-mèmes en votant des lois appropriées à leur état social et aux circonstances du moment, que les huit gentilshommes de la cour de Charles IT avaient acquis la propriété de Carolina. La patente de 1665 leur avait conféré, entre autres droits de souveraineté, celui de créer des titres de noblesse. Les huit associés, l'imagination aidant, se voyaient déjà les maîtres d'un grand empire, et prétendaient le doter d'une constitution digne de sa vaste étendue et de sa future puissance. Ils en confièrent la composition à Shaftesbury, l'un d’entre eux, et celui-ci s’adressa à son tour à son ami le philosophe Locke, qui rédigea sous son inspiration les Constitutions fondamentales de la Caroline (1670). Locke pensait en politique comme son patron Shaftesbury et voyait dans l'aristocratie la pierre angulaire de l'édifice des libertés anglaises. Le Grand Modèle pour la Caroline ne pouvait donc être qu'une constitution aristocratique.

Les propriétaires sont souverains. Ils sont huit, chiffre invariable. Leur dignité est héréditaire. Si l'un d'eux meurt sans héritier, les propriétaires survivants élisent un successeur au défunt. Le plus âgé est palatin de la province à vie. Les autres se parlagent les fonctions el titres suivants : amiral, chambellan, chancelier, constable, grand juge, grand économe, trésorier. Chacun des propriétaires peut exercer sa fonction par un délégué.

1, Shaftesbury, tres instruit, fort riche, d'une famille de haute noblesse, né dans la politique et membre du Parlement à dix-neuf ans, adversaire de la monarchie absolue et des principes démocratiques, unissail dans une même affection les privilèges et les intérêts du commerce, du protestantisme officiel et de Paristocraie, I combattit dans le Long Parlement le pouvoir royal, sous Cromwell la diclature el sous Charles Iles ultra-rovalistes, I remplit admirablement ses fonctions de lord chanceliers on vantail la rectitude et Fimpartialité de ses juge ments, son dédain des précédents surannés el du pédantisme légal, & 1 avait plus d'esprit encore que de bon sens, dit toutefois Bancroft de 6e personnage remarquable, el il lui manquait quelques-unes des qualités essentielles pour la direction d'un parti, notamment ce jugement sain qui vient de la sympathie pour les autres homes, I méprisait trop l'humanité pour bien discerner les obstacles moraux Qui pouvaient entraver ses combinaisons, I était à la fois sceptique el superstilieux ot croyait plus aux étoiles qu'à Dieu; il raillait le christianisme, mais il Wait du respeel pour l'astrologie, »

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La province est divisée en comtés, chaque comté comprenant 480 000 acres. Les comtés sont divisés en seigneuries, baronnies, précincts et colonies. Il est institué un ordre de noblesse héréditaire, dont les membres sont appelés landgraves et caciques (un landgrave et deux caciques par comté); les biens des nobles sont inaliénables et indivisibles. Un Parlement se réunit tous les deux ans; il ne peut délibérer et statuer que sur toute proposition approuvée d’abord par le grand conseil de la province (délégués des propriétaires et de la noblesse). Le Parlement est composé des délégués des quatre états : propriétaires, landgraves, caciques et communes, au total cinquante membres, dont quatorze représentant les communes et élus par les hommes libres. Il faut posséder cinquante acres pour être électeur et cinq cents pour être éligible au Parlement. Les tenanciers, c'est-à-dire les hommes qui cultivent dix acres au plus, sont privés de tous droits politiques, eux et leurs descendants, et réduits à peu près à l’état de serfs. Une cour de justice est instituée dans chaque comté; des tribunaux supérieurs au nombre de sept sont présidés chacun par un propriétaire ou par son délégué. Des quarante-deux conseillers qui les composent, vingt-huit sont nommés par les propriétaires et la noblesse. Le tribunal suprême est la cour du Palatin (composée du Palatin et de trois propriétaires au moins ou de leurs délégués). Cette cour représente le roi; c’est elle qui ratifie ou rejette les actes du Parlement !.

Le simple énoncé de ces dispositions constitutionnelles indique avec quel soin Locke et Shaftesbury avaient travaillé à barrer les voies contre tout envahissement éventuel des aspirations popu-

1. Quelques autres articles méritent d'être relevés, Tout homme libre paicra aux propriélaires une rente d’un penny par acre de terre. Les colons auront une autorité absolue sur leurs esclaves nègres (il n'y avait encore de nègres en 1670 dans la Caroline que ceux que Yeamans avait amenés, fort peu nombreux, des iles Bardades), La liberté religieuse est assurée à toutes les sectes, mais tout colon devra faire partie d'une secte où Eglise reconnue et pour cela professer croyance en l'existence d'un Dieu et reconnaitre la nécessité d'un acte publie d'hommage rendu par tous les hommes à cel Etre suprême, Toutes les Eglises où sectes satisfaisant à ces conditions seront reconnues par la loi, pourront s'établir et posséder dans la colonie, Un article fut introduit à l'insu de Locke dans les Constitutions fondamentales + il stipulait que lorsque le pays serait suflisaniment peuplé, le Parlement de Ta province devrait adopter des mesures pour kr construction d'églises et le paiement de ministres selon le rite de l'Eglise épiscopale d'Angleterre, « la seule vraie orthodoxe »,

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La Caroli ( oline du Nord (1715). Abandon de la charte (1730)

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1 chie régna dans le pays d’Albemarle Sound, le nouveau système nt) Ë ayant invalidé l’ancien état de choses sans pouvoir le remplacer, Stevens, Cartwright et Eastchurch furent successivement gouverneurs. Un certain Miller, secrétaire de la colonie et percepteur des droits de douane, appliqua avec un zèle si intempérant les 4 |} règles des diverses lois de navigation ! qu'une insurrection finit par éclater (1677). Culpepper, chef des insurgés, déposa Miller et tous les membres du conseil et se rendit à Londres pour traiter avec les propriétaires. Il fut traduit devant les tribunaux par les comuissaires des douanes pour perception illégale des taxes et par les propriétaires pour crime de sédition. Soutenu par Shaftesbury, il fut acquitté. Cherchant à sauver au moins leurs intérêts matériels dans ce naufrage de leur autorité et de leur dignité, les

propriétaires nommèrent un nouveau gouverneur, Wilkinson,

auquel ils recommandèrent la plus grande douceur. Peu de temps après (1683), Wilkinson fut remplacé par Set Sothel, qui avait acheté la part de propriété de Clarendon. Son gouvernement réunit tous les vices, rapacité, cruauté ct perfidie. Il avait pour mission de faire appliquer la Constitution et les lois de navigation. Il aurait fallu, pour le premier cas, pouvoir changer une hutte de bois en un manoir féodal et un esclave nègre en un troupeau de serfs tenanciers, et, pour le second, avoir à sa disposition des soldats et un ou deux bâtiments de | guerre. Sothel se borna à emplir sa caisse en volant à la fois les | propriétaires et les colons. Les habitants, dégoutés de cette grossière tyrannie, prirent les armes et déposèrent Sothel (1688). Celui-ci aima mieux être jugé par les gens qu'il avait pillés que par ceux qu'il avait trahis. Les colons se montrèrent indulgents

en le condamnant seulement à une année de bannissement et à

l'exclusion de toute fonction publique ?.

1. La colonie comptait alors de 1 500 à 2000 habitants; le sol produisait du blé et huit cents hogsheads de tabac que les marchands de la Nouvelle-Angleterre venaient chercher, remontant avec leurs bateaux les cours d’eau d’Albemarle Sound ct apportant leurs marchandises sur les rives des plantations, Miller voulut lever sur tout le tabac ainsi exporté pour la Nouvelle-Angleterre une taxe d’un penny par livre, et la perception s'éleva jusqu'à douze mille dollars pour une année,

2. Chalmers est la plus ancienne autorité pour les premiers temps de l'histoire de la Caroline du Nord, Bancroft estime que cet historien ne doit être consullé con qu'avec précaution et qu'il a souvent coloré et perverti les faits dans un sens ajor À défavorable aux Caroliniens. Chalmers condamne naturellement Culpepper, comme il Wil

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Il n'y avait encore dans cette partie de la province aucune trace de vie religieuse, pas une église n'avait été élevée. En 1702 seulement un vote de l’Assemblée, à l’instigation de Robert Daniel, délégué de Nathaniel Johnson, gouverneur des Carolines, élablit une taxe annuelle de trente livres par precinct pour l’entretien d'un ministre anglican. Les deux premiers temples furent construits en 1705 et 1706. Les dissidents ne cessèrent désormais de faire opposition aux propriétaires. Le pays portait encore le nom de comté d'Albemarle dans la Caroline. I avait le plus souvent le mème gouverneur que la Caroline du Sud, mais son Assemblée spéciale, C'est en 1715 qu'il reçut le nom de Caroline du Nord; quinze ans plus tard, après la vente faite par les propriétaires à la couronne de leur charte de 1665, il forma une provinee royale avec une juridiction séparée et un gouvernement distinct de celui de la Caroline du Sud.

De 1710 à 1715 la colonie attaquée par les Indiens fut secourue par la Caroline du Sud et par la Virginie. Les forces levées par les trois provinces finirent par avoir raison de la tribu des Tuscaroras et la forcer d'émigrer vers le nord. Les guerres indiennes, les luttes intestines, des insurrections fréquentes contre des sousgouverneurs corrompus ou incapables, une dette publique croissante et un papier-monnaie déprécié, sont autant d'explications suflisantes du peu de progrès que fit longtemps la colonisation de la Caroline du Nord. Le nombre des habitants payant des taxes élait de 1 400 en 1676 ; après quarante ans d'immigration (1716), il ne s'élevait encore qu’à 2 000.

Lorsque la Caroline du Nord fut devenue province royale (1730), ic premier gouverneur nommé par le roi passa les quatre années que durèrent ses fonctions à se quereller avec l'Assemblée. De 13% à 1752 le pays eut enfin un gouverneur sérieux, Gabriel Johnston. Il eut d'abord quelque peine à s'entendre avec la législature; cependant il réussit à obtenir une revision des lois; des règlements de police furent établis ; on s'occupa un peu de l’instruclion, de la religion, de la vente et de la tenure des terres. La

condamne Bacon de la Virginie et plus tard Hancock et John Adams. Grahame, ajoute Bancroft, a copié les assertions de Chalmers, Martin les a obscurcies, et Williamson les a exagérées,

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frontière entre les deux Carolines fut délimitée. En 1746, ne pouvant vaincre les résistances de l’Assemblée, Johnston résolut de changer la répartition des sièges entre les divers comtés. Les six comtés du nord nommaient cinq députés chacun; les comtés 1 du sud récemment constitués n’en nommaient que deux, étant moins peuplés; mais leurs délégués étaient plus maniables que

| ceux des districts du nord. Johnston profita d’une absence fortuite

| d’un grand nombre de ces derniers pour présenter à l'Assemblée et faire voter un acte plaçant tous les comtés sur le même pied pour la nomination des délégués et transférant le siège du gouvernement à Wilmington, petite ville fondée depuis l’arrivée de Johnston, à l'embouchure de la rivière Cape Fear. Les comtés

du nord contestèrent d’abord toute autorité légale à cette Assemblée

14 et refusèrent de payer les taxes qu'elle avait votées. Ils finirent cependant par accepter les faits accomplis et Johnston put enfin

en 1748 faire dresser par un acte législatif les listes nécessaires pour la perception des redevances foncières ou quit-rents.

La population s’augmenta assez rapidement pendant le gouvernement de Johnston. Un corps important de Ilighlanders d'Écosse, transportés en Amérique en punition de leur parlicipation au soulèvement de 1745, furent établis sous la direction de Neal Me Neal sur la rivière Cape Fear, à Cross Creek (Fayetteville). D’autres Écossais vinrent rejoindre les premiers arrivés. nil La province donna en outre asile à un assez grand nombre de | réfugiés du nord de l'Irlande. Par suite de quelques mesures

d'encouragement votées par le Parlement anglais, le goudron, la poix, la résine, produits d'immenses forèts de pins, devinrent

Hu à cette époque les principaux articles d'échange de la Caroline 4 du Nord.

La colonie prit part à la guerre contre l'Espagne en 1740 ct envoya son contingent à l'expédition de Vernon aux Indes occi-

À dentales. Elle aida aussi le fondateur de la Géorgie, Oglethorpe,

1 dans ses campagnes contre la Floride. Plus tard elle eut sa quote-

part des sacrifices que s’imposèrent les colonies d'Amérique dans la guerre contre les Indiens du nord-ouest et les Français du | Canada (1755-63).

En 1760, l'Assemblée se trouvait en plein conflit avec le gou-

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En 1746, ne nston résolut comtés. Les n; les comtés > deux, étant naniables que sence fortuite à l'Assemblée le mème pied ze du gouvery l'arrivée de , Les comtés tte Assemblée ss, Ils finirent ton put enfin es nécessaires rents.

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CAROLINE Du NORD. veérneur, Arthur Dobbs (un Irlandais lettr

nistrateur incapable, qui accumulait les me

droites en vue de restreindre le nombre des re à l'Assemblée, et de Peser sur les élection

lences, des émeutes, le cours de la justice dant plusieurs mois; les ta

son veto à toutes les lois que Volait la législature. Celle

des pétitions au roi Pour solliciter le r

nomma un agent chargé de la défense des intér

en Angleterre. Les sujets principaux de quer

Xes ne rentraient plus.

Caroline du Nord,

monnaie dont l'expansion 6

battue par le gouver financière de la colon des frais de justice.

Dobbs mourut en 1765. William Presque regretter, L'Angleterre à cerlainement précipité Yement d'insurrection de ses colonies par le qu'elle chargeait de les administrer, milieu des Conjonctures les plu date fixée pour 1 mesures 6

tait réclamée par neur, le choix de la c ie, la réforme des tr

l'Assemblée et comapitale, la situation ibunaux, l'exagération

Tryon, qui lui succéda, le fit le mouchoix des hommes Tryon arrivait, ile s difficiles, que application du nouve nergiques, proroge E'empècha que des s ne fussent élus Pour représenter la Caroline du Nor ronsrès de New-York (fin 1765), L'opinion publique dut

SE Vrai, au lques mois avant la l'act du timbre. I] prit des

a l'Assemblée, e délégué d'au se con-

é, ami de Swift), admisurés les plus malaprésentants 8. Il y eut des viofut interrompu pen- Dobbs Opposait -ci envoya appel du gouverneur et ‘ts de la colonie elle étaient le papier-

tenter de manifester son indignation contre le Parlement anglais par ces meetings, des brochures, des adresses. Tryon, en 1766, réunit une Assemblée nouvelle où les partisans du roi, grâce à une habile manipulation des élections, se trouvèrent en majorité, Cette Assemblée ayant voté cinq mille livres sterling destinées à la construction d’un hôtel pour le gouverneur, il n’en fallut pas plus pour faire éclater, dans les comtés de l’intérieur, une insurrection parmi les colons pauvres de cette région, écrasés par les exactions des petits fonctionnaires locaux, percepteurs, gens de justice, membres des bureaux de vente des terres publiques. On cria contre les prodigalités de l'Assemblée, et Tryon ne fit rien pour donner satisfaction aux griefs des mécontents. Ceux-ci se constituèrent en association armée sous le nom de Zegulators. Les tribunaux furent fermés, et le paiement des taxes arrêté, Les rebelles s’exaltèrent de leurs premiers succès et l'anarchie régna dans tout le haut pays. Les moyens légaux de répression élant insuffisants, Tryon leva une troupe de milice dans les bas comtés (1771), mareha à fa rencontre des Reguiators et en battit un corps assez nombreux à Alamance River. Les rebelles se dispersèrent, puis se soumirent, et devinrent même plus tard, grâce aux ménagements de Josiah Martin, successeur de Tryon en 1771, de zélés défenseurs de l'autorité royale. Ce même nom de « regulators », qui désigna ainsi finalement des tories ou loyalistes dans la Caroline du Nord, reçut une signification contraire, comme on le verra plus loin, dans la Caroline du Sud où il fut adopté par les whigs ou Américains patriotes.

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