CONQUÊTE DU CANADA SUR LES FRANÇAIS
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Soulèvement des Indiens de l'ouest, De Fr CREER
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Laissant l'administrati intéri a. l l'administration intérieure à Neweastle, chef nominal du cobinet arona à Stat n . il se chargea comme secrétaire d'État, avec Holderness Ilègue, des affaires étrangères ; | | 8 à affaires étrangères et coloniales et de la guerre ervention précipité , i Ê Fo L nL préc ipita, pour la possession définitive du Canada | solution qi "e Ù | ‘ ] | Doit 10e. avo0 le temps, eût toujours été inévitable. ete une vigoureuse campagne pour 1758 en Amérique, il demanda aux colonies de 1 in i me ue ! ies de lever vingt mille hommes. L'Angleterre inverrait des , ‘ + ME | | | | es armes, des munitions, des tentes et des provisions; es colonies équiperai icrai | don $ craient et paieraie s tr ; | bo NE los dé paieraient leurs troupes; le Parlement ait les dépenses, Il fut décidé en outre que le gou + Fe) on
vernement anglais se réservait la nomination des généraux, laissant aux colonies elles-mêmes celle des officiers de leurs troupes
jusqu'au grade de colonel. Ces officiers, contrairement à la règle
observée jusqu'alors, seraient placés au même rang que les officiers anglais du même grade. C'était une habile et très importante concession faite à l'amour-propre colonial.
Le Massachusetts leva 7000 hommes et consentit jusqu'à un million de dollars d'avances pendant la guerre; la taxe foncière atteignit jusqu'aux deux tiers du revenu. Le Connecticut donna 5 000 hommes, le New-Hampshire 500, le Rhode-Island 500, le New-York 2500, le New-Jersey 1 000, la Pennsylvanie 2 500, la Virginie 2 000 ; total pour les huit colonies, 21 000 hommes.
Pitt, confiant la défense de la métropole à la milice, envoya de nombreux renforts en Amérique, notamment 2 000 Highlanders. Abercombrie, nommé commandant en chef, put disposer de 45 000 hommes dont 22 000 réguliers, le régiment royal-américain (levé en Amérique, mais à la solde du roi et comptant 4 000 hommes), le reste en troupes coloniales.
Le Canada était irrémédiablement perdu. Le nombre des hommes en état de porter les armes n’atteignait pas vingt mille; il avait fallu dans les dernières campagnes arracher toute la population mâle aux travaux agricoles, en sorte que le pays était en proic à une véritable famine. L’effectif des troupes régulières ne dépassait pas # 000 à 5 000 hommes. Toutes les provisions devaient venir de France. Du côté des Américains, on reprit le plan de Shirley et il fut décidé que Louisbourg, Ticonderoga, et le fort Du Quesne seraient l'objectif de trois expéditions distinctes et simultanées,
Holborne et Loudoun avaient été rappelés, Boscawen et Amherst les remplaçaient, Louisbourg avait une garnison de 3 000 hommes et 11 vaisseaux dans son port, Le 8 juin Buscawen parut devant la place avec 38 bâtiments portant 14000 hommes (réguliers et gens de la Nouvelle-Angleterre) embarqués à Halifax eteommandés par Amherst, Les Anglais commencèrent immédiatement un siège en règle; six semaines plus tard (25 juillet), le commandant de Louisbourg signait une capitulalion par laquelle étaient cédées à l'Angleterre, avec Louisbourg, les îles du Cap-Breton etde Naint- John (aujourd'hui ile du Prince Edward) et leurs dépendances. La
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CONQUÊTE PU CANADA SUR LES FRANÇAIS. 409 sarnison était prisonnière de guerre et fut envoyée en Europe; les habitants (pour la plupart des réfugiés d'Acadie), furent transportés en France. Les Anglais étaient maîtres du golfe de Saint- Laurent.
Abercombrie, pendant le siège de Louisbourg, s'embarquait au fort William Henry avec 15 000 hommes sur une flottille qui le porta à l'extrémité nord du lac George (6 juillet). La garnison de Ticonderoga s'élevait à 3 000 hommes commandés par Montcalm. Abercombrie, craignant l’arrivée prochaine de renforts, ordonna un assaut immédiat (8 juillet). Les défenses de la place élaient plus fortes que ne le pensait le général anglais; le parapet haut de neuf pieds était hérissé de troncs d'arbres dont les branches laillées en pointe déchiraient les assaillants. Après une lutte acharnée de cinq heures, il fallut renoncer à l'attaque. Cet assaut coûtait 2000 hommes au général anglais ‘. Celui-ci se retira précipitamment au fort William Henry, Abercombrie fut remplacé dans le commandement en chef par le général Amherst, le vainqueur de Louisbourg, Au mois d'août, trois mille hommes détachés de l'armée d'Abercombrie furent embarqués à Oswego et s'emparérent par surprise du fort Frontenac (aujourd'hui Kingston). Neuf vaisseaux armés furent capturés et le fort détruit, Au retour ce détachement construisit le fort Stanwix (/ome), à mi-chemin entre Oswego et Albany.
L'expédition contre le fort Du Quesne fut confiée au général Forbes qui disposait de sept mille hommes, Écossais, Pennsylvaniens, Virginiens, le régiment royal-américain et une force auxiliaire d'Indiens Cherokees. Washington conseillait de suivre la route déjà frayée par Braddock. Forbes préféra franchir les monts Alleghanys plus au nord. La marche fut extrêmement diflicile et dura de septembre à novembre, L'hiver approchait et on était encore loin du fort, Le chef de l’armée, sur l'avis d’un conseil de guerre, élait sur le point d'ordonner la retraite, lorsque, le hasard ayant fait
! Lord Howe, l'âme de l'armée, jeune héros qui donnait les plus brillantes espérances, était tombé dans un premier engagement victorieux en avant des relranchements, le 6 juillet. Parmi les blessés du 8 se trouvait Charles Lee, capiline au service de l'Angleterre, plus tard le premier major général de l'armée réVolutionnaire américaine, — Lire dans Salanstor, roman de Fenimore Cooper, le réel de Ja défaite des Anglais à Ticonderoga,
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tomber trois prisonniers aux mains des Anglo-Américains, ceux-ci apprirent à quel faible effectif était réduite la garnison du fort Du Quesne (moins de cinq cents hommes). La prise de Frontenac par les Anglais en août avait empêché les autorités de Québec d'envoyer des renforts aux garnisons de la vallée de l'Ohio.
La marche fut donc reprise, le gros des troupes laissant en arrière les bagages et l'artillerie. Quand on arriva devant la place, 25 novembre, elle était vide‘. Les Français l'avaient abandonnée la veille en mettant le feu aux ouvrages, Ainsi tombait sans combat aux mains des Américains ce poste pour la possession duquel avait commencé la guerre. Le fort Du Quesne devint désormais le fort Pitt (plus tard Pittsburg). Hugh Mercer y fut laissé avec un détachement de la Virginie, et l’armée reprit en hâte le chemin de la côte. La conquête du fort Du Quesne eut pour résultat immédiat la cessation des hostilités de la part des Indiens et le rétablissement momentané de la paix sur la frontière occidentale de la Pennsvlvanie et de la Virginie.
Pour tenir en échec les Indiens de l’est (Maine et New-Brunswick), on construisit le fort Pownall sur le Penobscot, premier établissement anglais permanent dans cette région.
La campagne de 1758 avait donné aux Anglais Louisbourg et le fort Du Quesne. Pitt, bien soutenu par le Parlement, résolut de tenter en 1759 la conquête définitive du Canada, et communiqua celte intention, sous le sceau du secret, aux Assemblées coloniales, ën même lemps il leur faisait rembourser sans retard les dépenses de l'année précédente, environ un million de dollars. Aussi les Assemblées firent-elles preuve de zèle; toutes agirent avec promp-
titude et énergie,
Campagne de 1759. Mort de Wolfe et de Montcalm (13 sept.) Capitulation de Québec (18 sept.)
Dès les premiers mois de 1759, les Anglais et les Américains
eurent plus de cinquante mille hommes sous les armes, A l'extrème
1. En approchant du fort, les Anglais trouvèrent, en &n point qui reçut le nom de Granl's Hill, les ossements des soldats d'un détachement d'avantgarde de 700 à 800 homines, commandé par le major Grant, qui avoit été entièrement anéanti par les Français, Forbes avec plus de hâte dans sa cunpane aurait évité ee désastre,
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gauche, Stanwix devait soumettre le pays de l'ouest entre Pittsburg
et le lac Erié. A l'extrême droite, Wolfe avait le commandement de toutes les forces du Saint-Laurent, et la flotte qui devait le seconder était sous les ordres de Saunders, Au centre, Amherst, qui avait remplacé Abercombrie comme commandant en chef, se dirigerait par le lac Champlain sur le Canada. Prideaux attaquerait le fort Niagara et rejoindrait les deux armées précédentes devant Montréal.
Le Canada n'avait reçu que des renforts insignifiants. La population, qui comptait à peine soixante mille habitants, n'en avait plus que sept mille en état de porter les armes. Montcalm disposait de huit bataillons de troupes de la métropole, s'élevant en tout à 3 200 hommes. La famine élait toujours menaçante, les champs à peine cultivés. Les animaux domestiques manquaient; les soldats ne recevaient pas leur paye. « À moins d'une bonne fortune inattendue, ou de fautes graves de l'ennemi, écrivait Montcalm au ministre Belle-fsle, le Canada sera certainement perdu dans cette campagne-ci ou dans la suivante, »
Prideaux engagea le premier l'action, mais, à peine arrivé devant le fort d'Oswego, 6 juillet, il fut tué par l'explosion d'une grenade. Son successeur, sir William Johnson, défit le 2% une petite armée de secours que d'Aubry avait formée avec les garnisons de Détroit, EÉrié et Venango. Le lendemain de ce combat la garnison du fort Niagara (six cents hommes) capitula, Tous les postes francais entre Pittsburg et le lac Érié tombèrent aux mains des Anglais. Dans le mème temps Amherst, avec 11090 réguliers el provinciaux etune forte artillerie, descendait le lac George et débarquait à quelques milles de Ticonderoga. Les Français, se sentant trop faibles, ahandonnèrent aussitôt celle place ainsi que Crown-Point et se fortificrent à Isle aux Noix, position dominant la sortie du lac Champlain, La levée en masse venait d'être proclamée au Canada; inv avait plus d'hommes pour faire la moisson autour dé Montréal; les habitants étaient rationnés, Montcalm, malgré ces mesures désespérées, n'avait pu réunir autour de lui Le quart de l'effectif de l'ennemi, I se erut dès ce moment perdu. Mais Amherst passa rois mois à réparer Ticonderoga et Crown-Point!, puis s'en alla
LH Lolova des fortifications massives et coûteuses dont les ruines aujourd'hui charment les veux des touristes,
prendre ses quartiers d'hiver. Amherst était un général intelligent, sévère, méthodique, un bon et fidèle officier; mais si Wolfe lui avait ressemblé, Québec n'aurait pas été pris, au moins cette année-là.
Wolfe était un jeune « brigadier général » qui s'était distingué très brillamment, l’année précédente, à l'assaut de Louisbourg. De santé faible il était allé à la fin de la campagne se reposer en Angleterre. Il revint en Amérique pour la campagne de 1759 et parut en juin à l'entrée du golfe avec une flotte puissante, commandée par Saunders et Holmes et une armée de huit milie réguliers (divisée en trois brigades, Monckton, Townsend et Murray).
Les défenseurs de Québec, disposant de peu de monde, durent rappeler les garnisons de Crown-Point et de Ticonderoga, et c'est pourquoi ces deux places tombèrent si aisément au pouvoir d'Amherst. Celui-ci aurait dù dès lors descendre le lac Champlain pour rejoindre Wolfe devant Québec et faire une diversion en attaquant Montréal. Le manque de bateaux et l'excès de prudence empèchèrent l'exécution de cette partie du plan général'. Johnson, après la prise du fort Niagara, aurait dû de son côté descendre le lac Ontario pour rejoindre, selon le plan convenu, Amherst ct Wolfe sur le Saint-Laurent. Les provisions firent défaut et les embarras causés à Johnson par la garde des nombreux prisonniers qu'il venait de faire le tinrent éloigné du théâtre principal de la lutte. Wolfe fut donc seul présent au rendez-vous.
La ville de Québec est située sur la rive septentrionale du Saint- Laurent, à l'extrémité d'un promontoire formé par la jonction du fleuve avec un affluent de la rive gauche, la rivière Saint-Charles. Du côté du Saint-Laurent ce promontoire présente une muraille presque perpendiculaire de rochers, couronnée d'un plateau appelé les collines d'Abraham, qui descend en pente plus douce vers le nord jusqu'à la rivière Saint-Charles. Sur le plateau rocheux du promontoire s'élevait la ville haute, Au pied des roches et à M réunion des deux rivières, sur une bande étroite de terrain d'alluvion, élait construite la ville basse, entourée comme l'autre de
1. En septembre, un corps de rangers du New-Hampshire commandé par Rodgers fut délaché de Grown-Point contre le village catholique indien de Saint-Francis, dont les habitants avaient été longtemps la terreur de la frontière de la Nouvelle. Angleterre, Le village fut enlevé par surprise, pillé et brûlé, La plupart des guerriers de la tribu furent massacrés,
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Wolfe et Montcalm devant Québec
commandant À A k er de l’armée, avec sept ou huit mille | iers de régulier 1omme:
ee . ei et le reste composé de milicier ss ii s ett us v Ed Suds 1ens, de el d | I nadiens, Les provisions faisaient déf. t s ss ; ans 10 Camp français aut à Québec Wolfe dé | débar fui ; à, qua le 27 juin dans l'ile d'Orléans pi Saint-Laurent en deux branches un } | | se ie en Québec, S " sun peu au-dessous el * . DAS riorité nav , , en face vi $ upériorité navale lui assurait le contrôle du fl de )0S80S81 d tar ‘ au fleuve, ms ; | ion le mois suivant de la pointe Levy ou cap L { \ ac I y tt At n A ans( basse et l'il SRE s'avançant en angle sp ! le asse el l’île d'Orlé Li ‘e la ville el Cd ep furent promptement établies des batte détruisit nombre d she £ » de maisons et ji AG nolanment | . ons et plusieurs édific a de : s édifices cathédrale, sans toutefois endommager sérieus , ger : se-
De a etes
ment les fortifications. Wolfe se transporta ensuite sur la rive gauche ou septentrionale devant la rivière Montmorency, dont il voulut forcer le passage pour entrainer Montcalm à une action décisive. Les soldats de Wolfe s'élancèrent avec impétuosité sur les retranchements du camp de Beauport, mais l'attaque fut repoussée et Wolfe y perdit cinq cents hommes (31 juillet).
Le général anglais essaya, par plusieurs tentatives en amont de la ville, de faire sortir la garnison de ses remparts. Il ne réussit qu'à brûler quelques magasins et à piller les campagnes voisines, mais la garnison resta immobile. Montcalm, toutefois, pour éviter toute surprise, détacha Bougainville avec quinze cents hommes et lui assigna pour poste le village de Sillery sur le Saint-Laurent, à trois lieues en amont de Québec.
La situation devenait grave pour les assiégeants. Wolfe attendait vainement des nouvelles des autres corps d'armée qui devaient arriver sur Montréal par le lac Champlain et par le lac Ontario. C'est par l'ennemi qu'il apprit la retraite d’Amherst. Malade, alité, il songeail avec anxiété aux difficultés croissantes de sa tâche. On lui suggéra l’idée de tenter l'escalade directe des collines d'Abraham et d'aborder ainsi la ville par le point où elle était le plus faiblement défendue. L'approche du plateau était en effet à peine gardée de ce côté, la falaise étant considérée comme à peu près inaccessible, C'était un plan plus que hardi. Wolfe le saisit avec empressement, voulant à tout prix sortir de l'impasse où il se croyait engagé.
Le 12 septembre, l'armée fut embarquée et la flotte remonta jusqu'à plusieurs milles au delà du point où l’on se proposait de descendre, Pour dérouter l'ennemi, on fit le simulacre d'essais de débarquement sur différents points, La nuit venue, on redescendil avec la marée, et les troupes réussirent à prendre terre sur la rive
nord, non loin de Sillery, sans attirer l'attention des sentinelles
françaises !, L’avant-garde, s'aidant des saillies de la roche et des broussailles, atteignit le sommet, dispersa un poste francais el couvrit l'ascension du gros des troupes, Le lendemain 13, à l'aube, toute l'armée anglaise était en ligne sur le plateau d'Abraham,
1. Les troupes légères étaient commandées par le colonel Howe, plus tard sir William Howe, commandant en chef des armées anglaises en Amérique,
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CONQUÊTE DU CANADA SUR LES FRANÇAIS. 415 Montcalm, surpris, leva en toute hâte le camp de Beauport ct vint se ranger en bataille entre l'ennemi et la ville. Espérant trouver les Anglais encore mal préparés, en voie de concentralion, il se résolut à brusquer l'attaque et lança en avant queiques lignes de tirailleurs canadiens et indiens, suivant lui-même à la tète du corps principal. Wolfe fit mettre en batterie huit ou dix canons que l'on venait de hisser sur la falaise et auxquels on n'eut, du côté des Français, à opposer que deux petites pièces de campagne. Le combat s’engagea avec une extrême violence entre les deux ailes rapprochées du Saint-Laurent, commandées en personne par Wolfe et par Montcalm. Wolfe, déjà blessé, donnait encore des ordres lorsqu'une nouvelle balle l'étendit sur le sol. Il eut toutefois, avant de fermer les yeux, la joie d'être assuré du triomphe. Ses grenadiers avançaient. Devant les baïonnettes anglaises et les larges épées des régiments écossais, la ligne francaise commençait à plier. Montcalm tomba à son tour, blessé mortellement lui aussi, emportant dans la mort la tristesse de la défaite. Le général disparu, l’armée se débanda, fuyant en désordre dans la ville ou vers le pont de bateaux qui par le Sant-Charles conduisait au camp. Les Anglais avaient perdu six cents tués ou blessés. La perte des Français s'élevait à cinq cents tués et mille prisonniers.
La bataille était à peine terminée que Bougainville apparut, venant du haut de la rivière avec ses quinze cents hommes. Son arrivée, deux heures plus tôt, eût peut-être changé la face des choses, Il recueillit quelques débris de l’armée de Montcalm et se retira en amont du Saint-Laurent, du côté de Trois-Rivières et de Montréal.
Townsend, commandant en chef après la mort de Wolfe, se préparait à assiéger la ville. Les provisions manquant, celle-ci capitula le 18 septembre, cinq jours après la bataille du plateau d'Abraham, La garnison obtenait les honneurs de la guerre, les réguliers durent être embarqués pour la France. La capitulation gurantissait aux habitants de Québec leurs propriétés et le libre exercice de leur culte, Le général Murray fut laissé avec “inq mile hommes à Québec. La flotte, emportant les malades et les prisonniers français, se hâta de quitter le Saint-Laurent avant que le fleuve fût gelé, et s'en alla hiverner à Halifax,
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Les Anglais battus à Sillery (avril 1760). Capitulation de Mon- {4 tréal (8 sept. 1760). Cession de tous les postes de l’ouest. Traité de Paris (10 février 1763).
Après la chute de Québec, Vaudreuil, le gouverneur général du Canada, concentra loutes ses forces à Montréal et fit pendant l'hiver des préparatifs pour reprendre la capitale avant le temps | où la garnison pourrait ètre ravitaillée. De Levis s’avança en mars avec quelques milliers d'hommes. La garnison de Murray avait beaucoup souffert du manque de provisions fraiches et du scorbut qui en avait été la conséquence. Il restait à peine trois mille soldats à mettre en ligne. Murray sortit cependant de Québec et se | porta à la rencontre de Levis, qu’il heurta à Sillery (avril 1760). Quelque bien disciplinées que fussent ses troupes, il fut battu, perdit toute son artillerie avec mille hommes et se vit rejeté dans Québec, Il y fut assiégé aussitôt. Mais l’apparition, en mai, dans le Saint- Laurent, de quelques bâtiments chargés de provisions fit supposer à Levis que toute la flotte anglaise était proche. Il leva le siège (10 mai), jeta son arlillerie dans le fleuve et rentra précipitamment à Montréal. Avec un peu de persévérance il eût reconquis 1h aux couleurs françaises, pour quelque temps au moins, la malheureuse ville de Québec.
| Les colonies élaient décidées à achever la destruction de la domination française au Canada. Elles renouvelèrent donc leurs efforts des deux années précédentes, et trois armées furent mises en mouvement.
Ambherst, avec 10 000 hommes et 1 000 Indiens des Six-Nations conduits par Johnson, s'embarqua à Oswego, descendit le lac, et arriva par le Saint-Laurent devant Montréal, où il se joignit à Murray venu de Québec avec 4 000 hommes (septembre 1760). Le colonel Ilaviland arriva avec une troisième armée, 3 500 hommes, par le lac Champlain. Devant cette réunion de forces il n'y avait à songer à aucune résistance. Le marquis de Vaudreuil signa À une capitulation (8 septembre 1760) qui livrait Montréal, Erié,
Détroit, Mackinaw et tous les autres postes occidentaux du Canada. Les troupes régulières, # 000 hommes, seraient embarquées pour la France. Cette capitulation, comme celle de Québec, garan-
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