‹ Histoire des États-UnisChapitre 17 sur 119 · Vojr* XIV* leçoo t Loeke, lé^^sUteur de la Caroline · texte numérisé non relu

Vojr* XIV* leçoo t Loeke, lé^^sUteur de la Caroline

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puissante fédération. Encore verrons-noiis que, pour élablir le gouvernement fédéral, on prit modèle sur les anciennes chartes coloniales; on ne fit qu'appliquer à des besoins nouveaux, et sur une plus grande échelle, des institutions anciennes et profondément enracinées dans l'esprit public. Ainsi, tout nous ramène à l'étude de l'histoire, puisqu'il n'est guère de loi fédérale qui n'ait sa source dans le passé.

C'est, du reste, ce qu'ont senti les historiens et les jurisconsultes américains, et à leur tête, Marshall dans sa Vie de Washington; Story, notre guide et notre modèle , dans son Commentaire sur la co7istitution des États-Unis. Tous deux ont commencé par les annales de la colonisation. Et en effet, sans un précis de l'origine des colonies anglaises, — car cette origine a décidé de leur caractère et de leur destinée, — sans un résumé de leur histoire constitutionnelle , des institutions qui leur étaient communes et de celles qui leur étaient particulières, il serait impossible d'expliquer les causes qui amenèrent la révolution et réunirent les trdze colonies dans une même résistance contre le gouvernement anglais'. Vous ne connaîtriez pas davantage les diversités , les causes de division qui , la liberté une fois conquise, mirent en danger l'existence de l'Union et retardèrent si longtemps la formation du gouvernement fédéral.

Ces causes de division étaient si profondes qu'eUes durent encore, quoique affaiblies, amoindries par la

t. Slory. Comin, oa lia Cwsliliilinu, \. I, p, 1. I4oU9 ciLons il'aprè» iBBecoDiieédUluLi, Duelun, IH&l, 2 tul. in-g.

38 HISTO.r.E DE LA FONDATION DES ÉTATS-rNIS.

Gonstitution et les bienfaits journaliers de TUnion. Oo voit souvent reparaître les vieilles prétentions à Tindépendance que Washington et ses amis ont essayé de conjurer. Cette opposition du nord et du midi, ces menaces de résistance au gouvernement central et de séparation qui éclatent comme pour montrer que le feu couve encore sous la cendre , ces menaces n'ont de sens , et on n'en peut comprendre la gravité , qu'en étudiant Thistoire des colonies.

Sans la connaissance du passé, la constitution serait inexplicable dans quelques-unes de ses dispositions les plus importantes, l'organisation du sénat par exemple. L'histoire seule nous apprendra qu'il ne faut point attacher une valeur absolue à des dispositions particulières au peuple américain et qui sont le résultat de concessions, de compromis mutuels, de nécessités du moment. Il fallut plus d'un sacrifice pour amener une transaction entre les prétentions opposées de treîie États souverains, différents d'étendue, de situation, de richesses, d'intérêts, de religion ; on ne peut demander l'unité d'une théorie à une œuvre de cette espèce.

« Je considère presque comme un miracle, écrivait Washington^ de voir les délégués de tant d'États^ divers par leurs mœurs, leur position et leurs préjugés, se réunir pour former un système de gouvernement national, contre lequel on peut élever si peu d'objections fondées. Je ne suis pourtant pas un adfpirateur assez enthousiaste, assez partial, assez aveugle pour ne pas voir que ce système est entaché de quelques défauts réels quoiqu'ils ne soient point radicaux ^ t

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