HUdreth, HUlory of thê Uniled States, t. II, p
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jours : liberté religieuse, liberté personnelle, droit de faire la loi et de voter l'impôt, voilà ce que les colons réclamaient de Jacques, non comme des privilèges, mais comme les droits naturels de sujets anglais.
Au moment où la plantation se croyait enfin maltresse de son gouvernement, Jacques H, arrivant au trône, retirait les concessions qu'il avait faîtes, mettait des impôts par ordonnance, et inquiétait les habitants sur leur titre de possession. Ce fut un système général d'oppression qui atteignit toutes les colonies et dont Andros fut le principal exécuteur.
En apprenant l'expédition du prince d'Orange, la colonie se souleva comme tous les établissements de la Nouvelle -Angleterre; les Anglais réclamaient leurs libertés injustement déniées; les Hollandais triomphaient dans la personne de leur prince ; c'était un compatriote qui s'asseyait sur le trône d'Angleterre; il ne pouvait leur dénier les privilèges de citoyen. Aussi dès la première assemblée les planteurs renouvelèrent-ib leur déclaration de droits que Guillaume cependant refusa de consacrer, non pas qu'il contest&t les droits du citoyen anglais, mais parce qu'on doutait alors que les colonies fussent en possession des libertés anglaises.
Des hommes d'État wbigs, tels que Sommers et Locke, reconnaissaient encore dans les colonies une extension de la prérogative royale, qu'ils n'admettaient plus dans la métropole; Us ne voulaient accorder aux planteurs d'autres droits que ceux qui leur avaient été spécialement accordés par la royauté '.